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ACTE IV, SCÈNE IV III

MARTIN, d'un ton solennel.

Ecoutez I j'ai pitié d'une pauvre insensée.

Comme il vaut mieux prévoir le mal que le punir, Je vais, à vos regards, dérouler l'avenir.

Si, cédant aux conseils d'une indulgence extrême, Vous dédaignez les miens, qui sont ceux du Ciel même. Si vous me repoussez I... les souvenirs cuisans. Les sanglots, les remords, les grincemens de dents, (Châtimens réservés aux cœurs tels que le vôtre), Feront votre tourment dans ce monde et dans l'autre. Vous m'avez entendu, décidez-vous : adieu.

BÉATRix, à part.

Mon âme est accablée; inspire-moi, grand Dieul

Elle s'éloigne,

MARTIN, la retenant.

Un moment, Béatrix! ce n'est pas tout J'exige

Que vous n'instruisiez pas celui qui vous dirige D'un entretien qui doit demeurer bien secret!... Avec douceur.

Ma demande, au surplus, est dans votre intérêt : Puisqu'il faut qu'entre nous votre bouche prononce. Ce n'est pas lui qui doit vous dicter la réponse. Point de faiblesse, donc!... Recueillie au saint lieu. Pour guides ne prenez que votre cœur et Dieu.

A Catherine, pendant que Béatrix sort.

Quant à vous, Vincent part; mais avant son absence. Gardez qu'on ne lui fasse aucune confidence!

5^ retournant.

Hé! c'est la jeune fille.

SCÈS/^E V

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