‹ ThéatreChapitre 35 sur 92 · ACTE II, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE III

IDAMORE

Qu*entend9-je !

ÀKEBAR.

Lie Yoilà cet ennemi terrible.

Ah! croyez... J'ignorais... O ciel! est-il possible ? Qui, moi ?

AILEBAR.

De cet espoir je flatf^ais mes douleurs, Et ce jour le premier de la saison des fleurs , Ce jour, que nous comptons parmi nos jours propices ^ Eût ëclairë vos nœuds formés sous ses auspices.

IDAMORE

Mon père ! l'Étemel me parle par ta voix.

Il t'inspire , il me nomme , il a dicte ton choix. J'accepte ses bienfaits, j'adore tes oracles. Un seul mot de ta bouche enfante des miracles :

Oui, mon orgueil vaincu s'humilie à tes pieds.

Que par mon repentir mes torts soient expiés.

J'avais vu Ne'ala , j'aimais sans espérance j

J'ai maudit tes autels, vos lois, ma dépendance.

Toi-même, toi, mon père ;... et tu combles mes vœux!

D'un amour téméraire excuse les aveux j

Pardonne a mes fureurs. J'abjure, je déteste

De ce coeur révolté l'égarement funeste ^

Mais du moins à la haine il fut toujours fermé :

Mon crime , ah ! mon seul crime est d'avoir trop aimé !

À&ÉBAR.

Ne vous condamnez points peut-être ma sagesse Gênait par ses leçons votre ardente jeunesse. Je puis à votre oreille épargner mes avis....

IDAMORE

Non, parlez, commandez. Ils seront tous suivis. Prenez sur ma raison un souverain empire.

Ëh ! ne vous dois-je pas le seul bien où j'aspire ?

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