SCÈNE IV
IDAMORE
Son fils ! je suis son fils ! Pepoux de N^ala ! Son fils... de ce doux nom un autre m'appela. Il me pleure... il me cherche, et mon hymen s'apprête. Il n'assistera point à cette auguste fête.
Zarès n'est plus mon père, hélas! il ne l'est plus !... Des biens communs à tous les hommes l'ont exclus ; Et tu t'es fait leur frère à force d'imposture ! Ton âme s'avilit en fuyant la nature :
Ils t'ont rendu cruel, perfide, ingrat comme eux^ Renonce à ton vieux père, achève et sois heureux. Quel bonheur de tromper une vierge innocente , De frémir au doux son de sa voix caressante , De la craindre en l'aimant, de dire avec effroi : Ce cœur, s'il me connaît , va se fermer pour moi?