‹ ThéatreChapitre 51 sur 92 · ZAÏDE · texte numérisé non relu

ZAÏDE

Gesse donc, Neala , de voir avec effroi L^existence nouvelle ouverte devant toi.

Va , nos divinités te de'feu^ront sans cesse : Elles n'oubltront pas que tu fus leur prétresse, ■•

Qu'à tes devoirs par toi nuls objets proférés , , . N'ont distrait tes esprits ^pus ces bosquets sacre's; Qu'on jï'eût pas vu ta bouche approcher d'une eau pure ,

^ ♦ACTE*lftrSCÈNEt. - 87

Sans qtie ta piété fafraRhît leur verdure'.

Et que ta main jaioaÉ , ^ans son respect poo^ eux , Ne leur fit un larcin jfcur parer tes chev^x. • * 'il

^ Ce monde séduisant , qui cause té^ alarjQf s , • "^^^ l

Sans danger pour ton coeuf , aura pour lui des charmes. • * 1

Qu^bien à ses plaisirs se pourrait comparer, , -*

Puisqu'à la vertri mêi^^on peut les préférer ? ^

Ils.Qç.me pendront pas nos trfl(hquillés études ,

' Nos secrets entretiens , nos douces habitudes. >

Je ^ous qujtte à regret , les dietj^ m^en«sont témoins j ^

Pais^nt-ils vous bénir ! Je confie à vos soins»

Les planteg que par choix cultivait ma tendresse,

Les rameaux que mes dons courbaient "Sous leur ridhcsse^ •

^es oiseaux f^ilîers qui , nourris dans ces bois,

Descendaient sâr ma trace et venaient ii^ma voix.

Qu'au lever du sc^il n* gazelle chérie •

Trouve sur vos genov^ l'onde et l'herbe fleurie j* »

88 ^ LE PARl\. ^ 4

En 'soui^enir dé%ioi protégez-la fiujoàrs j Mêlez, en ISé. parlant, mon nom a tos discours. De* ma longue amitié gardez chacAle un gage.

( Â unejprêtrease. } «

Toi , ces -Toiles brillans dont iu yantais Fourrage , Mirza , les ornem^nf que mes Kras ont portés... -

Ut

MBis Zaïde, aies sœurg, ù'estplu^ noifc^tés.

W D'où vient que »es recards soijit trolAlës parla Mainte ?

Voyez , un étraifgeî pénétre en cette enceinte. ^^

isrÉALA» #

Ce guerrier, dbnt la boi^he U^nôre un autre dieu ,

Le deyandb , lui par^e et lui montre ce lieu j Il le quitte. *

▼W««4Ép ce voyageur ce ts&tne

j Sous d^obscurs Tétemenlqui le |puvrent à peine j

Il vient, un frêle appui guRle ses pas pesans^

JÊCVE m, SCENE i, 89

Sa barbe et)%es chereux fknt bMnchis par les ans. ^Messœuit,rentronsimp temple. * ♦

tB* ^ Eh! pourquoi î^uelle ofWse

* Craignez-vous d^unlVieillaèd sans forc^%t ^ns de'fense? ^ Osons le se0ou|ju* ; ses voeux reconnaissans S

• « il

Seront pour le Tgès-Haut plus doux que notre enrens.

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