‹ ThéatreChapitre 57 sur 92 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

Quoi que mon choix décide, il fait une victime, Et mon honneur flottant , que presse un double crime, Ne peut par un refus payer votre pardon , Ni trahir son amour par ce lâche abandon.

ZARÈS

C'est tenir trop long-temps votre choix en balance. Je me rends importun par tant de violence.

Je par^î mais satisfait, car je puis vous haïr. . . Ute seconde fois courez donc me tral^ir; Acijoigneala beauté qui m'a ravi votre âme j Votre hçareux père attend , allez, il vous réclame. Moi, qui n'ai plus de titre 'et respecte les leurs, J'irai jusqu'où mes pas porteront mes douleurs. . .

(Repreoant son bâton de Toyage. }

Seul et fidèle appui, qui reste à ton vieux maître * Viens, sois mon guide au moins puisqu'il ne veut pas l'être. O forêts d'Orixa, bords sacrés, doux sommets, Humble toit, qu'il jiira de ne quitter jamais ,

io8 LE PARIA.

Mer prochaine , où mes bras instruisaient son courage

A se jouer des flots brisés sur ton riyage,

Me voici, recevez un péreiafortunë;

Je reviens mourir .seul aux champs où je suis né.

Celui qui me doit tout repousse ma prière j

Ses mains ont refusé de fermer ma paupière;

( Il dit ces derniers Ters en marebant. )

Je n'attends plus de lui pitié ni repentir j Je le fuis , je le l^^is. -.. Tu me laisses partir, Idamore ?

ÏDAMORE. , Arrêtez.

ZARÉS.

Tu me retiens ! tu pleures !

Ah! le remords te parle. A regret tu demeures : Tu me suivras. Pour vaincre il suffit d'un effort j Prends courage à ma voir, achève, plains mon sort, Songe à mon désespoir j regarde-moi : mes larmes ,

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