SCENE I
IDAMORÇ, ALVAR; guerriers, dans le fond.
IDAMOBE.
Eh bien ! m'accorde-t-il la grâce que j'implore ?
ALVÂR.
J'ai couru du côte que regarde Taurore ; J'ai repris àcf couchant les plus étroits sentiers, Et , suivant dans son cours la source des palmiers Jusque sous les rochers où se cache son onde ^ J'ai des pins noirs détours perce la nuit profonde. Mais leur obsciirité n'pffre de toutes pal'ts
■Que-des abris trop sûrs qui trompaient mes r^ards. Lui-même, que trouS>laCit ma re|(herche inquiè^ , Eût craînt^par un soupir de trahir sa retraite , Ou d'un soin burieuz yers le peuple pousse, Danf la foule en secret s'était déjà glissé.
IDA^ORE
Il se croira trahi ;*soi4 attente déçue De ces apprêts cruels ne pc^t prévoir Fissue. Dieux ! s'il allait d'un ||iot renverser mon dessein, Aux«pomte8 de leurs dards s'il présentait son sein !
ALVAR
Ah! gardez qu*on entende , «u que votre visage ]>j['explique vos discours par son muet lang^gie.
^>A1(PR£. ^ Peut-être tes soupçons à tort m'ont alarmé ; Zarés dans son asile e^t encore enfermé.
Tu l'as dit : il cfaignait A'afironter ta présence;