ACTE IV, SqÈNE II
Uq Dieu qui tous repousse en Tain me tend les bras.
Comment serais-je heureuse où tous ne serez pas ?
« IDAMORE
Et sur toi, dès ce jour, si mon b»1 appelle
Ces malheurs éloignas que l'avenir recèle ,
S'il faut dès ce soir même.... «Hëlas I le pourras-tu ?
Ne sentiras-tu pas expirer ta Ter tu .
Au seul penser de fuir, et pour ta Tiè entière ,
Les objets et les lieux qui te la rendaient chère ?
NÉ AL A
Quoi ! déjà ! Quoi ! ce soir nous exiler tous deux ! D'une race en horreui; les Têtemenshideux Succéderont demain à' ces habits de fête :
Je n'aurai plus d'asile où reposer ma tâ|e.
Ah ! cruel !
IDAMORE
Il est Trai , désespère' , confus ,
, i3o , LEP^RIA. ^
J'ai hont;^ de ma rage , et jlmplore un refus.'
O généreux objet de mon i<^olâtrie ,
Tu m*as sacrifie ta céleste patrie :
Je Veux te ravir l'autre J Ah ! tu m'as trop aimé.
Repousse un furieux à fa perte igûmé.
Puisseâ-tu le haïr autant qu'il se déteste !
Il en est temps encor : romps cet hyfa^en funeste.. «•
NEALA.
Quand voulez-vous partir ? Commandez, je vous suis.
IDAMORE
Je dois te refuser, hélas ! et ne le puis.
Contre ton dévoûme^t ma gloire en vain s'indigne , Je sens , quand j'y souscris j que je n'en suis pas digne. O mon père !
NÉALA.
Et le mien î
IDAMORE
• . Les ministres sacrés
ACTl^IV, SCÈNIE II. ■ i3i
Du temple en ce immeiit descendent les degféa^ Separons-nous... Alvar, que la c^ëmonie . • Prépare à ma tendresse une lente agonie î *
Ah ! TeiUe à mes c6t^s.»..