ACTE IV, SCÈNE VII. i5i
Vous nous demandez^gràce , il vient : qu*il vous réponde ;
Il vient , pécheurs , il est venu !
UN AUTRE
Aux pieds d'un jligë inexorable
Trembk#^intrépides guerriers !
Ë vauouissez^ous , vains titres , vains laitiers ,
Gloire impuissante du coupable ; Devant l'éternité (jijà commence pour teiff.
Evanouissez-vous , •
* Immortalité périssable ! *
UV AUTRE.
Des célestes jardins ils franchiront le seuil^(i),» * Ceux qui nous secouraient dans notre humble indigence , Ceux qui, san$,lji juger, devant notfë vengeance
De leur raison ont abaissé l'orgueil , Des célestes jardins ils franchiron^le seuil.
PREMIER BRJ^ME.
Les concerts des élus publîront leurs louanges.:
Entrez, dira le chœur des anges ,
(i) Sonnrrat.
i5:i LE PARIA.
O vous d'un dieu de paix les enfans bien-aimés; Que les flots d*un lait pur et les vins parfumés , Que les finiits bienfaisans vous offrent leurs prémices ; Pour nourrir de vos feux les doux emportemens , ^ Que mille objets charmans
A vos sens , inondés d'ineffables délices , Offrent d'étemels al^ens.
,. CHOEUR DU PEUPLE. * * O purs ravissemens !
IPCOND BRAME. ^
Mais vous que Dieu maudit , vous que Tenfer réclame ( i), Sur des fleuves glacés et des torrens de flamme , • Sur le tranchant du glaive à jamais étendus , « Pleurez , pleurez , enfans rebelles :
Pareils aux noirs esprits, que l'orgueil à perdus , Avec eux pleurdr confondus Dans des souffrances étemelles.