‹ ThéatreChapitre 78 sur 92 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

ALVAR

Ses juges assembles devant eut Font admis ;

Le suivre est un bonheur qu'ils ne m^ont pas permis.

Je m^humilie en vain sous le bras qui m'accable j

( A une croix «lupendae sur u poilrine. )

Il dédaigne mes pleurs. O toi, signe adorable D'un mystère sanglant dont j'sii perdu le fruit , Ranime un faible espoir que chaque instant détruit. Ce Dieu , quittant le monde , y laissa l'espérance : Lui-même a tant souffert ! il plaindra ma souffrance. Qu'il ouvre à mes remords son sein long-temps fermé;

i56 LE PARIA. :^ \

Qu'il me rende uojami -, lui-jniéine a tant aime !

Oai , prends pitié d^un cœur, digne ^''étre fîdelle $ ^

Seigneur, s'il connaissait ta parole ëtemede ,

Et pour le soutenir contre d'injustes coups ,

Rcléye^iin fr41e appui plie par ton courront, j^

Je ne dçmaiiâe pas que des jouti$ 'plus prospères • • # ' » %

^ Me retrouyent assi$ sons le toit de meç pères j

w Je rendrai ma dépouille à ces bords étrangers ;

Mais Idamore est seul au milieu des dangers :

Puissé-je Fcmbrasser ayant son sacrifice , *

Affermi^ son courage, et /s'il faut qu'il périsse ,

Sans murmure ayec lui mourant pour t'apàiser.

Aux cieux dan^ta clémence iîveç lui reposer!. Entouré de soldats je ie y ois qui s'ayance.

lEst-il absous , grand Dieu î

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