‹ ThéatreChapitre 84 sur 92 · ACTE V , SCÈNE III. 1G · texte numérisé non relu

ACTE V , SCÈNE III. 1G

Sous ta garde, ayec toi, par ta voix ranimé ,

La nuit n'a point d'horreur dont je sois alarme.

Que dis-je? uo sang nouveau bouillonne dans mes veines.

Des douleurs et des ans j'ai dëpouiUé le^ chaînes.

Le cœur rempli d'un feu qu'il ne peut contenir ,

De joie à tes^ôtés je me sens rajeunir.

Tu n'auras pas Pennui de traîner à ta suite

Un.vieiUard chancelant^ qui générait ta fuite j

Ma force qui renaît tVpargnera ce soin !..,

IDAMORE. •• Helas ! dans un moment vous en aurez besoin.

• ZARÈS

Ah ! que ta défiance irrite mon courage !

è Tout est plaisir pour moi dans ce prochain voyage :

Chaque joiA* de fatigue au bonheur me conduit.

L'oeil fixé sur le but que mon espoir poursuit , .

• Vers nos monts en i^ée avec toi je m'élance.

i68 LE PARIA.

J^en connais les chemins j c^est moi qui te devance, C'est moi qui suis ton guide , et quelle Tolupté De nous asseoir tous àeux où seul je m'arrêtai h Je t'embrasse au lieu même où; me rendant la vie. Ton nom friçpa soudain mon oreille rayie...

Que vois-je ? ô mon pays ! ô jour cent fois Ifeuretix ! Mes pleurs baignent ces champs qu'ont anime's tes jeux. Leurs charmes sont f&e'tris , leur enceinte est déserte «... Qu'ils cessent désormais de déplorer ta perte! Ouf le Toflà ! c'est liîi.î je reviens triomphant : Je ramène mon fils , non plus un faible enfant : C'est mon fefme soutien , mon orgueil ^ ma conquête !

• Prévois-tu les transports que ce beau jour m'apprête ? Conçois-tu quelle ivresse inondera i^es seqs ,

• Qnai\d nos échos chéris rediront tes sccens j ^ Quand je verrai la mer réfléchir ton Jmage^

. Et f moins>beau que mon fils y ce palmier du même âge ,

.^ Qui semblait loin de toi pleurçr son frère absent , ♦

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