‹ Théâtre chimérique; vingt-sept actes de pantomimeChapitre 117 sur 122 · FAL">T · texte numérisé non relu

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Moi, au contraire, jai comme idée qu'enfin j'y suis devenu sage et qu'en mourant seulement j'ai appris le secret de la vie.

MÉPHISTOPHÉLÈS

Et quel est-il donc, je te prie, ô subtil et incomparable docteur ?

FAUST

Il est qu'il n'est pas, ô pauvre ignorant diable. Le train du monde est exactement celui de ces cartes, sans cesse brouillées et débrouillées en des réussites qui, d'ailleurs, n'aboutissent jamais. Car il y a une chose que j'ai oublié de te dire: c'est qu'à ce jeu, dont je me sers, il manque une carte. Je lai retirée exprès, afin que l'achèvement me fût impossible. Et ainsi...

MÉPHISTOPHÉLÈS

Docteur, tu retombes dans ton péché d'habitude, qui est la métaphysique. On en peut faire à propos de tout, même à propos de cartes. Mais pour moi, qui suis un

esprit terre-à-terre, les cartes sont ce qu'elles sont, et rien de plus, c'est-à-dire de vaines images, qui furent inventées par le maître imagier Jacquemin Gringonneur, à seule fin de distraire un roi frappé de démence.

Telles les vaines humanités s'agitent pour distraire aussi le roi de là-haut, irrémédiablement voué à l'éternelle inconscience.

MÉf'HISTOPHÉLÈS

Tous mes compliments, mon cher ! Tu es plus athée que moi-même.

FAUST

Eh ! mon Dieu, oui !

LE MYSTÈRE D'ISIS

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