‹ Théâtre choisi de Calderon;Chapitre 158 sur 165 · LES DEUX · texte numérisé non relu

LES DEUX

Puisqu'aujourd'hui je confie à l'air...

LÉ FESTIN DE BALTHASA&. Î$î

l'idolâtrie.

Une statue, moi l'Idolâtrie.

LA VANITÉ

Un temple, moi la Vanité.

LA MORT

Lâche mon bras, Daniel; tu verras, comment intrépide et triomphante, j'en finirai, comme Samson, avec la statue et le temple.

DANIEL

Je te laisserai libre, rapide trait de feu, et, quand le moment sera venu, cruel bourreau. Mais, jusqu'alors, que cette statue de bronze réveille un souvenir dans son esprit ; car cette trompette de métal, sonnant par mon ordre, sera la trompette du jugement.

Il est bon pour tous les deux, qu'au son de la trompette l'univers rende son dernier soupir. Ainsi, ô toi, qui es dur comme le roc et l'acier, quel esprit horrible t'anime et te sert d'âme ! divinité qui parais de bronze, désavoue- toi toi-même. {Elle sort.)

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