‹ Théâtre choisi de Calderon;Chapitre 28 sur 165 · SCÈNE IÍI · texte numérisé non relu

SCÈNE IÍI

Les précédents, richard et les brigands, conduisant JULIE habillée en homme, le visage cotcvert.

RICHARD

Au bas du chemin qui traverse cette montagne, nous avons fait tout à l'heure une prise, qui, selon son importance, te fera plaisir, je crois.

C'est bien, nous en parlerons bientôt. Sache maintenant que nous avons un nouveau camarade.

RICHARD

Qui est-ce ?

GIL

Gil, ne me vois-tu pas ?

EUSÈBE

Ce paysan, quoiqu'il te paraisse simple, connaît admirablement tout ce pays, montagne et plaine, il nous y servira de guide. En outre, il ira au camp de l'ennemi, et y sera mon espion. Tu peux lui donner une arquebuse et un habillement.

CÉLIO

Les voici.

GIL

Qu'on ait pitié de moi, qui en viens à m'enrôler dans cette bande.

EUSÈBE

Quel est ce gentilhomme, qui se couvre le visage ?

RICHARD

Il n'a pas été possible de lui faire dire sa patrie, et son nom ; parce qu'il prétend ne les faire connaître qu'au capitaine.

EUSÈBE

Vous pouvez vous découvrir, car vous êtes en m présence.

Vous êtes le capitaine ?

EUSÈBE

Oui.

JULIE

(A part) ah, Dieu î

EUSÈBE

Dites-moi qui vous êtes, et ce que vous êtes venu faire.

JULIE

Je vous le dirai, quand nous serons les deux seuls.

EUSÈBE

Retirez-vous tous un instant. (Ils ¿éloignent.') SCÈNE IV.

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