‹ Théâtre choisi de Calderon;Chapitre 41 sur 165 · SCÈNE XVI · texte numérisé non relu

SCÈNE XVI

Les précèdent S) GIL, TIRSO et les paysans. GIL.

Seigneur !

CURCIO.

Y a-t-il une douleur plus cruelle ?

GIL

Les bandits qui ont pris la fuite sous nos coups, reviennent pour vous chercher, encouragés par un diable d'homme qui leur cache son visage et son nom.

CURCIO.

Maintenant que mes chagrins sont tels, les maux les plus grands me semblent des douceurs ; qu'on enlève le corps du malheureux Eusèbe, jusqu'à ce que je donne, dans ma douleur, une sépulture honorable à ses cendres.

TIRSO

Mais, comment pouvez-vous penser à l'ensevelir dans un lieu sacré, quand vous savez qu'il est mort excommunié ?

BRAS

Qui est mort de la sorte, ne mérite pour sépulture que le désert.

CURCIO.

O vengeance sauvage! L'offense a-t-elle donc tant de pouvoir sur toi, que tu poursuis encore de la sorte jusque dans l'ombre de la mort ?

(// sort en plâtrant.)

BRAS

Qu'il ait pour tombeau, châtiment exemplaire, le corps des bêtes féroces et des oiseaux de proie.

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