‹ Théâtre choisi de Calderon;Chapitre 84 sur 165 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les précédents, SYLVIE.

SYLVIE

Lisard, je vous prie de m'écouter.

CALLEBASSE

Femme, d'où es-tu tombée ?

LISARD.

J'attends que tu dises ce que tu me veux.

SYLVIE

Une dame dont vous connaissez la maison, seigneur, vous prie d'aller frapper à sa fenêtre ce soir. Adieu. {Elle s'en va.*)

CALLEBASSE

Suivante voilée d'une maîtresse voilée, écoute.

Arrête ; où vas-tu ?

CALLEBASSE

Laissez-la ; j'ai envie de lui donner deux soumets, pour qu'elle les porte à sa maîtresse...

LISARD.

Croirait-on une pareille folie ?

CALLEBASSE

Pour qu'une autre fois elle ne soit \ Lus la duègne tombée des nues.

LISARD.

Écoute maintenant. Puisque déjà la froide nuit, avec sa teinte plus obcure", se hâte de venir, disant au soleil de disparaître avec le jour, et que je suis attendu, donne-moi un bouclier, et attends-moi ici.

CALLEBASSE

Moi attendre ?

LISARD,

Oui.

CALLEBASSE

Faites attendre un juif d'Oran ; mais une maison où vous avez été enfermé et même joué, où il y a un père que nous connaissons et un galant que nous soupçonnons, vous ne devez pas y aller seul.

Si, je dois y aller seul.

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