‹ Théâtre choisi de Calderon;Chapitre 95 sur 165 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

Les précédents ; lisard.

Ouvrez donc, Félix.

FÉLIX

Vous verrez tout à l'heure que tout s'explique, car votre galant vient, Laure.

LAURE

C'est le dernier espoir qui me reste.

MARCELLE

Tout s'écroule maintenant, (à part) Comment avertir Lisard du danger que je cours ? lisard Centrant).

Don Félix, pour que personne n'essayât de me suivre, j'ai un peu tardé. Où avez-vous mis cette dame ?

Félix.

Vous la voyez ici ; mais avant que j'aie perdu toute espérance en la voyant en votre pouvoir, vous aurez ma vie.

LISARD.

Jusqu'ici je n'avais pas cru qu'un gentilhomme pût tromper la confiance de celui qui réclame son aide ; la dame que je vous ai confiée, je vous la demande.

FÉLIX

N'est-ce pas cette dame que vous m'avez confiée?

LISARD.

Non.

Il ne me manquait plus que cela pour achever de me faire perdre patience.

Marcelle {à part).

Infortunée que je suis.

LISARD.

Si vous feignez que ce soit celle-ci, don Félix, parce qu'une autre raison vous oblige à le faire, parlez plus clairement avec moi.

laure.

Eh bien ! moi, je vais vous tirer de ces embarras. Dites-moi, Lisard, est-ce celle-ci que vous cherchez et que vous aimez ?

LISARD.

Oui, c'est celle-ci, vous l'avez ici : qui vous oblige à la cacher ?

laure (à don Félix).

Voyez si elle est dans son appartement retirée et couchée, (à Marcelle.) Je songe à moi d'abord, Marcelle.

FÉLIX

Je suis joué ; ce poignard va donner la fnoit à une sœur si infâme.

MARCEÍLE.

Lisard, sauvez ma vie.

LISARD.

Vous êtes la sœur de Félix ? (27 la met derrière lui.)

Et j'en tirerai vengeance.

LISARD.

Vous savez qui je suis, et je dois protéger et défendre une femme.

FÉLIX

Vous savez aussi qui je suis, et dans ma maison personne, à moins d'être son époux, ne doit se hasarder même à la regarder.

LISARD.

Donc, comme je vais l'être, nous voilà d'accord tous les deux.

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