‹ Théatre choisi de F.-A. DuvertChapitre 115 sur 199 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LAVEMAS, CUIRVERNI.

LAVEMAS.

Ai DSI, VOUS Tavez vu tomber, la chose est sûre? Il est mort et bien mort ?

CUIRVERNI.

Ohl ça, je vous le jure, G*est un certain Idiot qui lui donna son sac. Il a reçu le coup, et puis il a fait : cotiac. Bonsoir, plus personne.

LAVEHAS.

Ah ! grand Dieu I quelle aventure I Est-ce dans Testomac ou bien dans la figure?

CUIRVERNI.

Sur la nuque, là, là ; c'est le coup du lapin, Qui lui fità riostantpasser le goût du pain.

LAVEMAS.

Je Tai beaucoup connu.

CUIRVERNI, à part.

Pourtant, chose étonnante, Il ne me remet pas.

LAVEMAS.

Je Fai vu chez sa tante Plus de cent fois.

MARIONNETTE. ^73

GUIRVERNI.

Vraiment?

LAVEMAS.

Ce pauvre Cuirvel'ni 1 Oui, scm malheur me cause un chagrin infini.

CaiRVERNI, à part.

Quel niais! quel nigaud renforcé! Voyez comme Un emplâtre sur Toeil vous rapetisse un homme.

LAVEMAS.

Mais, qu'avez-vous donc là? je ne m'explique pas Pourquoi vous avez tant d'épingles sur le bras.

CUIRVERNI.

Vous allez le savoir. Je suis borgne et caustique. C'est Un rude métier que celui de critique, Il faut beaucoup parler, souvent parler en vain; Je fais mieux : chaque fois que je trouve en chemin Quelque chose d'absurde ou qu'il faut qu'on retranche, Je mets, sans dire un mot, une épingle à ma manche. Si vous en aviez une à me prêter ici, Vous m'obligeriez fort.

LAVEMAS.

La voilà.

GUIRVERNI.

Grand merci.

LAVEMAS.

Je vous quitte.

GUIRVERNI.

Au revoir, monsieur le commissaire.

LAVEMAS.

Et si j'avais pour vous quelque démarche à faire... Mon nrorn est : Lavemas.

GUIRVERNI, Mariant.

Lavemas.

LAVEMAS.

Lavemas.

GUIBVBBNI.

Si j'ai quelque besoin je ne Toublierai pas.

LavemaB sort.

Ah! c*est Tami Placard, je pense qu'avec zèle n a rempli sa tâche. Eh bien! quelle nouvelle? As-tu vu mon oncle ?

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