‹ Théatre choisi de F.-A. DuvertChapitre 116 sur 199 · SCÈNE II CUmVERNI, PLACARD · texte numérisé non relu

SCÈNE II CUmVERNI, PLACARD

PLACARD

Oui, certe, il n'est pas subtil.

C'est un homme créé pour les poissons d'avril. Il est bête à manger de la paille de seigle.

Le vieillard d'Hernani, comment? mais c'est un aigle Auprès de celui-là; quel excellent jobard!

C'est un crétin modèle, un type, un homme à part. Ënûn, vous lui diriez que quatre et cinq font douze» Et qu'on a transporté Pétersbourg à Toulouse, Qu'il le croirait...

GUIfiVEBm.

Vraiment ?

PLACARD

Enfin, il te croit mort.

Pour le persuader, je n'ai fait nul effort.

Il devait, je le crois, pour me mettre à l'épreuve, De ton décès du moins exiger une preuve ; Du tout, loin de penser à ce point important, ^ n a pris mon récit pour de l'argent comptant.

GUIRVERNI.

Pourrais-tu, mon ami, me prêter une épingle?

PLACARD, la lui donnant.

J'en ai bien une, mais grosse comme une tringle.

MARIONNETTE, 275

CUIRVERNI, la prenant.

Oh ! tant mieux.

PLACARD

Mais, j'en vois trente au moins sur ton bras; Pourquoi faire?

CUIRVERNI.

Gela ne te regarde pas. •

PLACARD

( Tiens I voilà ton oncle.

CUIRVERNI, regardant au fond.

Ahl mon Dieu! je crois qu'il boite.

Que fait-il donc?

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