SCÈNE X
VINCENT, DROUILLET.
DROUILLET, avec finesse.
Vous voilà donc dans ce quartier-ci, maintenant ?
Vincent regarde autour de lui comme pour savoir à qui Drouillet parle.
VINCENT
Que voulez-vous dire, monsieur Drouillet? que voulez-vous dire ?
DROUILLET.
Je vous dis : vous voilà donc dans ce quartier-ci?
VINCENT, après une pause.
' Je ne comprends pas la plaisanterie ! elle estpeutêtre fort agréable... je ne prétends pas... mais je ne la saisis pas.
DROUILLET, lui prenant le bras.
Homme dissimulé !.. séducteur déjeunes filles! trouble-maison I
VINCENT
Ah, ça I monsieur Drouillet I je respecte votre âge... votre embonpoint... votre grade et vosche- , veux blancs ! mais je vous déclare peu amusant pour le moment.
DROUILLET.
Vous croyez donc que je ne vous ai pas reconnu, enveloppé d'un manteau bleu.^. comme un facteur?
VINCENT, criant.
Qui?
Vous!
Où?
Sur le quai !
Que quai?
Des lunettes...
Quand?
DROUILLET.
VINCENT, criant.
DROUILLET.
VINCENT, criant.
DROUILLET.
VINCENT, criant.
DROUILLET.
Il y a cinq minutes... Et vous osez en conter à ma fille! vousl un homme que la policé recherche! un malheureux accusé d'enlèvement!
VINCENT, criant.
Moi?
DROUILLET.
Un homme qui outrage toutes les lois , les unes après les autres.
VINCENT, eriant.
Moi?
DBOUILLET.
Vous avez bien fait de vous sauver avec votre complice.
VINCENT, aTec calme eidigailé.
Je n'ai rien à répondre, je ne puis entrer en discussion sur la voie publique avec un vieillard dans l'état où vous êtes.
DBOUILLET, le menaçant du poing.
Vous êtes un insolent! et si j'avais mes chasseurs sous la main... mais vous ne leur échapperez pas... ils sont à votre poursuite... qu'est-ce que vous avez fait de votre manteau?
VINCENT, d'un air goguenard.
Allez vous coucher, père Drouillet... allez! vous êtes dans un état déplorable ! mon cher ami, je ne connais rien de plus affligeant qu'un ancien marchand de draps qui a bu.
DROUILLET.
Infâme herboriste ! (a. part a^ec fureur.) Je donnerais dans ce moment-ci cinquante francs pour être trèsvigoureux... afin de le saisir...