‹ Théatre choisi de F.-A. DuvertChapitre 187 sur 199 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

VINCENT, «eu/.

Allons, allons, définitivement je joue un rôle de fils... il parait que j*ai des airs de la personne. Après tout, je ne suis pas mal ici; on me donne de l'argent, on m'embrasse (il est vrai que c'est une femme d'âge)... à ça près, je suis vingt fois mieux que chez le père Potard, où réellement je végétais. On me paie pour que je réponde au nom de Prosper, je réponds au nom de Prosper... Ah! mon Dieu, mais pour quelque chose de plus, je répondrais au nom de Castor... etdeMédor si on veut... je ne tiens pas à ces bètises-Ià, moi !... je ne tiens pas à ces bêtises-là ! Pourtant, dans tout ce qui m'arrive, il y a une chose que je ne saisis pas : la femme me donne cçnt écus pour faire accroire à son mari qu'il est le père de l'enfant, ça se comprend... ças'estvu... ça se voit: bien! mais le mari qui me donne cinq cents francs pour attraper sa femme, et lui faire accroire qu'elle est ma mère...

Air du Premier Prix,

La ètiose ne m' parait pas claire :

Cliacun d'eux m* défend déparier;

G^esl un écheveau de mystère ' Que je ne puis pu4 démêler.

naïveté que j*adoro !

La m^r' me pai^ d'un air discret... Pour cacher un s'oref... qu'elle ignore, A son mari... qui le connaît.

Enfin, ce qu'il y a de certain, c'est que j'ai une bonne place... et que cinq et trois font huit... il n'y a pas à dire, trois et cinq font huit !...

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