‹ Théatre choisi de F.-A. DuvertChapitre 188 sur 199 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

Madame RIGÂULT, SOPHIE^ entrant par le second plan ù gauche; VINCENT, près de Vovant-tcène à droite.

MADAME BIGAXJLT, en entrant.

Venez, ma jeune amiel venez! ne tremblez pas ainsi.

VINCENT, le retournant et apercevant Sophie, avec explosion.

Grand Dieu t Sophie 1 1

SOPHIE, ayec étonnement.

ciel I vous ici ?

MADAME BIGAULT, k Sophie.

Vous connaissez Prosper?

SOPHIE, étonnée.

Prosper ?

VINCENT, bai à Sophie.

Appelez-moi Prosper! ou vous la tuez roide...

SOPHIE

Comment ?

(Appuyant.) Roide I (Bas) Appclcz-moi Prosper!

4»8 PROSKR ET VINCfifT.

KABAMB RIGATTLT.

Vous VOUS connaissez?

Mais c'est elle que j'aime : je n*cn peux plus d'elle !

MADAME BIGAULT.

Vous, Sophie?

SOPHIE, Us legardaal Uui& let deui.

Je suis surprise à un point L».

VINCENT, «Tcc eiallalion.

Mais dites donc que c'est vrai, ô mon amie! dites donc que je vous aime... Vous le savez parbleu bien !

SOPHIE, avec embarras.

Cela est vrai^ Madame; mais j'ignorais que mon^ sieur...

VINCENT, bas.

Prosper.

SOPHIE, de même.

Que monsieur Prosper fût votre fils.

VINCENT, à part.

Et moi donc?... (Bas à Sophie.) Je vous expliquerai ça... C'est une aventure-Zonnan/'^... c'est une aveniure-tonnante,

MADAME BIDAULT, à Tioeeot.

Mais c'est elle que nous te destinons.

YINOENT.

Pas possible! Quand je vous dis que je suis le plus

heureux des hommes!... (An comble de la joie et allant de l'une

àrauire.) mère Rigault! ô ma Sophie! dès demain, je vous épouse toutes les deux!... c'est-à-dire non !... je ne sais plus ce que je dis : l'amour, la joie, les huit cents francs, tout ça me bouillonne dans la tète, dans le cœur... et dans la poche.

PROSPliR ET VLXCENT. 419

MADAME fiiaAULT.

Pauvre eii&ati coamae il est ^gité.

YIl^CENT, Dc tenant pas en place.

Obi oui, je suis agité dans «ce moment-ci, je suis bien agité.

MADAME RIGAULT

Allons, calme-toi I et va preadre un habit plus décent I... j'ai tout préparé dans la cbambre jaune, tu sais?...

VINCENT

Mais non, je ne sais pas, mère Rigault, je ne connais pas les êtres. '

MADAME BIGAULT.

Appelle le domestique.

Bien ! bien 1 (u te au fond et appeUe.) Prosper? Prosperî

MADAME BIGAULT.

Qui appelles-tu donc?

VINCENT, appelant.

Prosper!.». j*appelle le domestique.

MADAME RIGATJLT.

C^ est Antoine 1

VINCENT) revenant vivement sur le devant de la scène.

Ah! oui) Antoine!... moi qui l'appelais par mon nolbi Ohl quelle faute... {âdemi-^ii â âtipUe) beurâosement qu'elle n'est pas dans ie secret.

Sophie est étonnée etae raivreiid|MSxe que Vincent lui a dit. MADAME RIGAULT.

Je vais t*y conduire.

Elle sort par le deucièmo .jA«i à favche»

Vincent, à Sapble, «s s'en allanti

Logé, nourri, blanchi, habillé et huitœBisfeaîics

dans ma poche... hein? et je vous épouse! £n voilàt-il une d'histoire?... ah corbleu! corbleu! je jure de joie!

Il mit tiTemenl madame RigauU, en sautiilant.

Page 1