‹ Théatre choisi de F.-A. DuvertChapitre 19 sur 199 · SCÈNE XIX · texte numérisé non relu

SCÈNE XIX

SENNEVILLE, FRANZ, KETTLY.

FBANZ, à SenDeville dans le fond.

Mon brave capitaine ! que de reconnaissance !

SENNEVILLE

Oui, mon cher Franz; ce que je vous dis est la vérité même... Elle n'aime pas Rutly.

FBANZ.

Et vous penseriez?

SENNEVILLE

Laissez-moi l'espérer.

KETTLY. 49

FBANZ.

Je vais Tinterroger, tenez-vous à Técart. Kettly !

KETTLY.

Dieu ! mon père !

FRANZ, séTèrenient.

Quelle conduite avez-vous tenue aujourd'hui ?

KETTLY.

Aucune, mon père, qui puisse te faire rougir.

Vous avez refusé Toffre d'un homme généreux.

KETTLY.

Dieu! Taurais-je oifensé?

FRANZ

Que voulez-vous qu'il pense? et moi, vous m'avez trompé ?

KETTLY.

Non, mon père!

FRANZ

Ne m'avez-vous pas dit que vous aimiez Rutly ?

KETTLY.

Je ne te Tai point nommé.

FRANZ

Kettly ! que signifie...

KETTLY.

Ah ! mon père ! c'est ici que j'ai besoin de toute ton indulgence !

FRANZ

Tu m'effrayes ! parle, ma fille !

KETTLY.

Air : 7e sais assembler des rubans (des Oies du frère Philippe),

Tu vois mes pleurs et mon regret.

Si ta Ketlly t*eat toujours chère,

50 KETTLY.

Apprends, mate toi seul, mon secret.

Elle se jette aux genoux de son père.

Pardonne à ta fille, ô mon père.

Cette dot, bêlas ! qu*en ce jour Ou offrait à l'infortunée, Je la refuse...

FRANZ, avec inquiétude.

Eh bien !

KETTLT.

^ G*est par amour

Pour celui qui jue Ta donnée ; Je la refuse par amour Pour celui qui me l*a donnée...

FBANZ.

Est-il possible?

8ENNSYILLB.

Kettly 1 il est don'c vrai? je ne m'étais pas trompé!

KETTLY, avec un cri de bonheur.

Dieu ! il a tout entendu !

SEKKEVILLE.

Oui, ma Kettly ; je connais tout mon bonheur. Je Tai donc trouvée cette femme qui sait aimer, cette femme dont l'existence me semblait une chimère.

Que dit-il ?

FEÂJÏZ.

Vous» capitaine, vous consentiriez...

SENNEVILLE

Même air.

Si j'entourai d^un peu d'éclat Le nom que j'offre à votre fille, L'alliance d'un vieux soldat r(e peut qu'honorer ma famille.

Âh t comblez mes vosax d'un moI mot ; Auprès de vous^ ma via est enchaînée ;

iKETTLY. 51

Et toi, Kettly» reçois arec U dot j . .

L'heureuBe main qui l^a donnée, i

Pendant la reprise des deux derniers vers, Kettly tourne ses regards vers Franz, d'un air suppliant; Frans semble lui accorder avec attoodriasement la permisaiott de donner sa aain à ScnnevUla*

KETTLY.

.Ah I mon père ! Âh I monsieur Senneville !

FRANZ

Capitaine!... Son bonheur, c'est tout ce que je

veux... (Ules embrasse tous deux.) Mes eufautS.

KETTLY.

Mon rêve est donc réalisé.

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