SCÈNE XIV
VINCENT, SOPHIE, Madame RIGAULT, FANNY, DROUILLET, sortant du cabinet de Rigautt, RIGAULT.
DBOUILLET.
Qu'y a-t-il donc? qu'est-ce que c'est? (Apereevaat vin-
cent.) Que vois-je? par où êtes-vous venu, et comment avez-vous fait pour vous échapper?
VINCENT, à part.
Allons ! voilà ce vieux cauchemar de père Drouillet, à présent; il ne manquait plus que ça.
MADAME BIGAULT, arec joie.
C'est lui ! il adore votre fille.
DBOUILLBT.
Je le sais, parbleu, bien, et il ose la poursuivre jusqu'ici? mais comment a-t-il fait? je viens de le conduire en prison.
M. ET MADAME BIGAULT, siapéfaits.
Mon fils?
DBOUILLET, étonné.
Comment, votre fils? c'est votre fils?
VINCENT
Mais dame !
DBOUILET, le désignant, et avec volubilité.
Ça?... cet homme-là?... Celui-là? qui est là?
BIGAULT.
Sans doute.
DBOUILLET.
Mais j'affirme sur l'honneur qu'il y a une demiheure, je l'ai fourré à la Préfecture, pour avoir enlevé une Anglaise.
FANNY
Yes! depuis trois jors!
DBOUILLET.
Il est donc venu ici par la vapeur ou par le télégraphe?
VINCENT, iourianl amèrement,
I Ah ! ciel de Dieu ! je ris malgré moi. Voilà où on
PROSPKR ET VINCENT. 429
voit que des vieillards battent la breloque, quand ils soutiennent qu'ils ont mis en prison, il y a une demi-heure, des jeûnes gens qui sont ici depuis ce matin...
DBOUILLET, dans le plus grand étonnement.
Depuis ce matin?
TOUS, excepté Fanny.
C'est vrai.
DROUILLET.
Air : Grand Dieu! quelle nouvelle (du Philtre), Quel est donc oe mystère?
TOUS
Ce n*est point un mystère.
DROUILLET.
Qui trompe-t-on ici?
TOUS
Vous vous trompez ici.
DROUILLET.
La chose n'est pas claire t
TOUS
La chose est assez claire.
DROUILLET.
Je suis sûr que c'est lui.
TOUS
Ûis, c'est bien lui !
C, , \ mon 'csli, eur
VINCENT
Écoutez jusqu'au bout, Monsieur nous fait un conle A dormir tout debout.
DROUILLET.
Leur sang-froid me démonte !
RIGAULT
Mais vous rêvez 1 . . .
DROUILLET.
Eh bien !
J' vais à la Préfecture
fafaiirtir faveoton»,
Et jft reviens l
Il sort rapideiutiit par le fond.