SCÈNE VI
JULES, MONTIVON, AMÉLIE, CLÉMANÇOT,
au fond.
MONTIVON.
Vous le voyez, charmante Amélie, c'est une suite de la fatalité qui me poursuit. Je reste là à parler de mon événement, et je ne vous demande pas comment vous vous portez... Je suis grossier comme pain d*orge I
AHÉUE, avec hétUation.
Monsieur !...
MONTIVON, appayant.
Comme pain d'orge. Je ne connais rien qui peigne mieux ma grossièreté à votre égard. Mon excuse est dans ma situation. Je vais vous montrer toutes mes contusions ; je suis sûr que je suis tout bleu.
Il déboalonoe son habit et son gilet. Clémançot accourt TiTement pour l'arrêter.
CLÉMANÇOT, bat à MontÎTon.
C'est inutile, ma fille...
MONTIVON.
C'est juste ;... mais je disais, comme futur... (a parie
bas à Clémaoçot et ajoute tout haut: ) C'CSt égal! VOUS aVCZ
raison. (AAméUe.) L'essentiel est que vous ne m'en vouliez pas.
AMÉLIE
Monsieur, j'ai été plus touchée de votre accident que de votre silence.
MONTIVON, d'un airgracieui.
Charmante repartie I
HEUR ET ilALHEUR. 137
AHÉUE.
Je vois que, Dieu merci ! le résultat de cet événement (regardant Jules) n'aura rien d'affligeant pour personne; j'aurai seulement une grâce à vous demander, ou plutôt à mon père.
CLÉMANÇOT.
A moi?
MONTIVON.
Si ça dépend de moi ?
AMÉLIE, à Clémançot.
Je voudrais... je désire vivement que vos projets ne se réalisent que dans un mois.
MONTIVON, stupéfait.
Un mois ! je suis anéanti !
AMÉLIE, àClémançot.
Vous y consentez ?
CLÉMANÇOT, avec embarras.
Ma fille!...
AMÉLIE
J'y compte...
Elle sort. Clémançot remonte la scène avec elle et parait lui faire des remontrances.
MONTIVON, à part, avec dépit.
C'est fait pour moi !
Il jette son chapeau par terre avec colère, et jette un eri douloureux,
CLÉMANÇOT.
Qu'est-ce que vous faites donc?
MONTIVON, souriant.
J'avais laissé tomber mon chapeau.
Il ramasse son chapeau et fait un cri de douleur en se redressant.