SCÈNE XI
JULES, AMELIE, entrant par le fond.
AMÉLIE
Je suis aise de vous trouver seul, monsieur Jules, j'ai besoin d'un conseil. Parlez, que dois-je faire ?,..
JULES
Je sais, Mademoiselle, que vous n'avez point d'amour pour M. Montivon ; mais il a de la fortune, c'est un honnête homme ; il peut vous rendre heureuse... Le retard que vous voulez mettre à accomplir le vœu de votre père peut compromettre votre avenir. Hâtez votre mariage, c'est tout ce que je puis, tout ce que je dois vous dire. (Avec timidité.) J'ai peut-être plus de mérite qu'un autre, en vous donnant c^ conseil.
AMELIE, ayec un sentiment de reproche.
C'est VOUS qui me le donnez!...
Air : De votre bonté généreuse.
Je subirai la loi que Ton mUmpode, Mais un motif peut encor m'arréter, Car sur Tépoux quUci l'on me propose
Moi, je venais vous consulter.
De cette main qu'il faut que je lui donne, Quelqu'un est-il plus digne à votre gréP
Montivon parait tu fond.
JULES
Plus digne? Non, je ne connais personne...
AMELIE, avec résignation.
Eli bien ! Monsieur, j'obéirai. (Bis,)