‹ Théatre choisi de F.-A. DuvertChapitre 66 sur 199 · SCÈNE XIII MONTIVON, JULES · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII MONTIVON, JULES

MONTIVON.

Je suis aux anges ! Je plane dans le septième ciel !

Vertueux jeune homme ! C'est à vous que je dois ça, Dunand !... Dunand ! c'est à vous que je dois ça !

11 s'aTance vers Jules et le prend dans ses bras avec effusion. JULES, à part.

Sa reconnaissance m'embarrasse à un point...

MONTIVON.

Oui!... Quand je pense que c'est à vous que je dois de voir mon mariage conclu si promptement... Tenez ! parole d'honneur ! je voudrais faire quelque chose pour vous.

JULES, modestement et avec embarras.

Ah ! monsieur Montivon !...

MONTIVOU", criant plus fort que lui.

Si, si, si fait! si!... je veux vous. faire avoir un débit de tabac!... Aimeriez-vous un débit de tabac dans un bon quartier? ou un bureau de papier timbré? hein?

JULES, en souriant.

Mille remercînients ! Je ne porte pas si haut mon ambition.

MONTIVON.

C'est que, voyez-vous, je suis content d'avoir enfin trouvé un homme qui me seconde dans mes entreprises; moi qui depuis quatre ans, ai toujours été poursuivi par ce coquin de Fombert!... Enfin il est mort; que le diable l'emporte !... et surtout qu'il ne le lâche pas ! ... diable ! . . . ne va pas le lâcher, mon bon ami.

JULES, à part.

Dites donc votre nom à ce malheureux-là !

HEUR ET MALHEUR. \ol

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