‹ Théâtre choisi de F.-A. DuvertChapitre 105 sur 197 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

Les mêmes , DERBIGNY, au fond, LAMBERT, paraissant à droite ; DE LA PIERRE MEULIÈRE, à Vœil de bœuf, brandissant son fleuret,

DERBIGNT, voyant Isidore embrasser Pauline.

Ah I bravo !

LAHBEBT.

Que vois-je ?

DE LA PIEBBE MEULIÈBE, à l'œil de bœuf.

Grand Dieu I mords-le, ma fille, mords-le !

PAULINE, à Isidore.

Que faites-vous ?

LAMBEBT, avec reproche.

Ah! Pauline!...

DE LA PIEBBE MEULIÈBE, hors de loi.

Lambert, mon ami, étendez votre écharpe sur ma fille, avec qui monsieur se permet des libertés... plus que gallicanes.

DEBBIGNT, à de La Pierre Meulière.

Que diable faites-vous là-haut?... J*ai été chez le notaire...

DE LA PIEBBB MEXTUÂBE.

Je suis en état d'incarcération... Ouvrez-moi, que je vous déclare en face que votre fils est un malheureux.

ISIDOBE.

Avec plaisir, Monsieur !

Il diip«nit.

Il ourre la porte.

PAULINE

Que fait-il ?

De La Pierre Meulière a-t-il perdu la tête ?

LAMBERT

Non, Monsieur, vous ignorez, qu'en votre absence, votre fils...

DE LA riEBBE MEULlilBE, eotrant vivenent.

Votre fils a bouleversé la ville de Briare... Grâce à lui, j'ai reçu la plus étonnante collection de dossiers qui soit jamais tombée sur le dos d'un huissier !

DEBBIGinr, oonfondii et d'un ton de reproche à Iiidore.

Est-il possible 7

ISIDOBE.

Oui, papa ! ce qui fait que monsieur m'a provoqué... et que nous allons nous couper la gorge le plus tôt possible. Grisier m'a montré un coup, je vais l'essayer.

DEBBIQNY.

Sur ton beau-père ?

ISIDOBE.

Pas le moins du monde, j'épouse mademoiselle PaulinjB, puisque cela parait voua arranger ; mais monsieur ne sera jamais mon beau-père.

TOUS

Comment !

ISIDORB.

Je me suis promis de le détruire avant la célébration... C'est mon idée.

DE LA PIERBS MSULIÂBE.

Sacrebleu, Lambert, il me moleste 1

ISIDOBB.

A moins quMl ne renonce à cette union de son vivant I

DE LA PIEBRB MEULlàBB, menaçant.

Monsieur ! je suis un ancien volontaire. J*ai fait mes preuves, je vous prouverai, qu'en. 1815, je suis tombé sur mon...

ISIDORE

Prussien... je sais ; marchons!

DEBBIGNY.

Mais, malheureux, ton avenir est compromis l

ISIDOBE.

Ne craignez rien, j'ai arrangé TaiFaire avec mademoiselle Pauline ; je lui ai trouvé un mari, un homme qu'elle aime.

DE LA PIBBBB MEULIÈRE

Sans mon aveu, c'est impossible I

DERBIGNY.

C'est trop fort !

DE LA PIERRE MEULIÈRE, arec éclat.

Monsieur en a menti ? n'est-ce pas, ma fille ?

PAUUKE, i9f«MINMltf*

Non, papa.

DE LA PIERRE MEULIÈRE

Oh ! j'étouffe !

Il chancelle et ra tomber du c6lé de Lambert, qui le reçoit sur son bras

et le remet tout debout.

Calmez-vous, ou je ne réponds pas...

DE LA PIERRE MEULIÈRE

Je suis calme, Lambert, je suis calme... Je souris,

regardez... (a Uidore, d'une Toix trè»-caressante.) MoU jCUnC

ami, quel est donc Tinsolent qui a osé se faire aimer de ma fille ?

.ISIDORE, présentant Lambert.

Le voilà.

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