DERBIGNY ET DE LA PIERRE MEULIÈRE
Que dit-il ?
DE LA PIERRE MEULIÈRE, arec force.
Vous, Lambert! et à mon insu?
LAMBERT, i de La Pierre Meulière.
^ Monsieur, serais-je assez malheureux pour que mes espérances fussent accueillies avec colère ?
DE LA PIERRE MEULIÈRE
Colère !... non ! Ah ! diable non ! voyez, je ris.
PAULINE, arec joie.
Mon père !
DE LA PIERRE MEULIÈRE
J'avais rêvé pour gendre un avocat ; quand on a des procès, c'est plus commode qu'un médecin.
PAULINE
Oui, mais quand on est malade, ça l'est bien moins...
DE LA PIERRE MEULIÈRE
C'est juste... Lambert... tâtez-moi le pouls... Je suis calme, n'est-ce pas ?
LAMBEBT, lui tâtant le pouls.
Très-calme.
DE LA PIEBBE KETTUÈRE.
Ma fille est à vous.
LAMBERT, aTecjoie.
Ah I Monsieur !
DE LA PIERRE MEULIÈRE, à Isidore.
Jeune homme, votre main. -
ISIDORE, arec joie.
Ahl bravo!... Pauline me garde son amitié; la municipalité me serre la main ; M. de La Pierre Meulière me pardonne, papa aussi...
DERBIGNY.,
Du tout, je n^oublie pas ainsi !...
DE LA PIERRE MEULIÈRE, à Derbigny.
Voyons, mon ami, soyez indulgent, je vous assure que c'est nécessaire à la santé.
Air : iVe voit-tu pas, jeune imprudent»
Son &go Texcuse, je crois ;
Auprès de voas qu*il rentre en grftoe,
Car on n'est jeune qu'une fois :
Il faut que jeunesse se passe.
La folie, hélas ! n*a qu'un temps.
Et nous avons beau nous débattre.
On n'a pas deux fois vingt-deux ans.
De La Pierre Meulière fait passer Isidore auprès de Derbigny.
ISIDORE, gaiement à son père.
A moins qu'on n^en ait quarante-quatre.
DERBIGNY, riant malgré lui.
Le moyen de résister à ce garnement-là.
ISIDORE
C'est pardonné !... J'en étais sûr I
DERBIGNT.
Mais, au moins, quand changeras-tu ?
imooBB.
Dès que je n'aurai plus de monnaie; (aTeeimsniifnent
comique, enserrant la main d« Derbigny) et j'eSpëre que VOUS ne
m'en laisserez jamais manquer !...
Air : ciel! queUe aomtwei (Un Umnevr et une Dame).
Quel a?enir superbe \ Le sort protégera Notre docteur en herbe, Qui bientôt fleurira.
ISIDORE, an public.
Sur ce terrain de la gogueUe, On met d'côlê la question d'art, Et si la piëc' n'est pas chouette, Pait*s que Tsueoès soit ehieûndart,
ENSEMBLE
Quel avenir superbe I etc.
LA