SCÈNE XII
ENDYMION, PAMÉLA, d'abord au vestiaire ; ATHANASE.
ATHANASE
Ah ! en voilà une qui s'en va... (U passe derrière elle cl
l'examine.) Qucl cst cct agréable monticule?
PAMÉLA, descendant la scène, sa pelisse à la main et luÎTant son mar
qui boutonne son paletot.
Endymion, mets-moi donc ma pelisse.
ENDYMION, traversant la srène.
Tout à l'heure.
PAMÉLA
Tu n'es guère aimable.
ATHANASE
Ah ! Madame, si vous voulez permettre.
Elle lui remet sa pelisse en le remerciant du geste, el se retourne ; Alhanase eiaroine vivement le dos de Paméla, passe la pelisse dans sa main gauche et touche le dos de Paméla par-dessus le corsage.
PAMÉLA, vivement.
Eh bien, Monsieur, que signifie?...
ATHANASE, désolé, à lui-même.
Rien encore !
Il ouvre vivement la pelisse comme pour en couvrir la dame.
ENDYMION, s'avançant avec brusquerie et recevant la pelisse sur la
poitrine.
tîomment! rien encore?... Que disiez-vous à ma femme?...
n prend la pelisse.
ATHANASE, aree embarru.
Votre femme?... Ah ! Madame est votre... je Tignorais... je vous en fais mon compliment... Madame est fort bien.
ENDYMION, s'emportant. Il a mis la peliue lur les épaules de sa femme.
Je vous ai vu faire un geste inconvenant!... vous insultiez ma femme !
PAHELA, prenant vÎTement le bras de son mari.
Endymion I
ATHANABE.
Je vous jure, Monsieur, qu'il n'entrait pas dans ma pensée... il y a même mieux... je me disais...
EKDYIiilON, allant vivement à Âthanase, sans quitter le bras de sa femme.
Quoi?
ATHANASB.
Monsieur, cela n'entrait pas du tout dans ma pensée.
LE MASI, menaçant et se dirigeant vers la gauche.
Et bien vous en prend!... Viens, Paméla !.,. et si jamais monsieur te regarde, je lui passe mon sabre dans le ventre... quand je serai de garde !
Le mari et la femme sortent par rescalier à gauche.