SCÈNE XXVII Les mêmes, Madame LARDËCHE, puis CLARY, puis JEAN
MADAME LABDÈOHE, gortant de la chambre d'Alhanase, et amenant une dame, dont le chapeau est couvert d'un voile qui lui cache le visage.
Venez, Madame.
Musique, piano à l'orchestre, jusqu'au mot : sauvée I LUOIEN, à part.
Pauvre Clary !
Il va à elle.
MADAME LABDÈOHE, sévèrement, à Lucien.
Éloignez-vous, Monsieur, je sais tout!
LUCIEN, à part.
Ciel !
ATHANASE, à Dumolard, gaiement, et avec ironie.
Ce sera drôle !... Allez!
DUMOLABD, à Lucien.
Jeune homme... arrêtez!... arrêtez!... c*est moi, moi seul que cela regarde.
Il s'avanee vers la dame voilée.
ATHANASE, ironiquement.
Oui, c'est Monsieur seul que cela regarde.
MADAME LARDÈOHE, vivement, à Dumolard.
Que faites-vous ?
DUMOLARD
Je sauve une jolie femme. (Appelant.) Jean! (jean paraît
à gauche. — Prenant la main de la dame, qui fait un mouvement d'effroi.)
Ne craignez rien, (a haute voix.) Je tiens à ce qu'on sache
bien que Madame n'est entrée dans cet appartement
que par moi et à cause de moi... Jean, faites avancer ma voiture, qui est aux ordres de Madame.
Il prend le bras de Clary et traverse lenlemenl le théAtre en se dirigeant
▼ers Tesealier de gauche.
MADAMK LABDÈCHE ET LUCIEN, avec on étonnement mêlé
d'anxiété.
Quoi!
ATHANASE, gaiement, à part.
Voilà un mari...
DUMOLABD, avec joie, à Athanase. (En ce moment, Dumolard est au
milieu du théAtre.)
Tournure charmante!
ATHANASE, riant, à part.
Enfin, voilà ce que j'appelle un mari!... voilà comme j'entends le mari !
Il gagne la droite et va se grouper un peu au fond, avec Lucien et madame Lardèche, qui suivent des yeux Dumolard avec inquiétude.