SCÈNE III Madame DE KERKABIOU, JOCELYNE, KERNEVEL
MADAME DE KEBKABIOU.
Que c'est aimable à vous, monsieur Kernevel, de ne pas nous avoir oubliées.
KEBKEYEL.
Vous oublier, Madame!... oublier mademoiselle Jocelyne, quand on Ta vue!... ah!...
JOGELTNE, flattée, à elle-même.
Tiens!
MADAME DE KEBKABIOU, àKemeYel.
Chut!... chut!»..
KEBNEYEL.
Mais que je vous fasse donc mon compliment, belle madame de Kerkabîou... vous rajeunissez.
MADAME DE KEBKABIOU.
Flatteur !
KSBTENEL, iHîsftul.
Vous rajeunissez !
S» je iiiei»« je w«i qa^oQ ni*a»oa Wms mesenililex a^^îr toujours tîh^
Vous défiez cet éternel bonhomme, Ce vieux foucheur qu'on appelle le Temps !
Avec emphase.
Telles on voit, en Egypte élevées, Ces pyramides, filles de Pharaon, Et qui, malgré tant de siècles, dit-on, Sont, ma foi, très-bien conservées.
JOOELYNE, gaiement, à part.
Il compare maman aux pyramides d'Egypte!...
Elle ta M rasseoir près de la table à outrage à la place qu*y occupait
sa mère, et reprend sa broderie.
MADAME DE KEBKABIOU, à Kernevel.
Vous arrivez de Paris... directement?
KEBNEYEL.
Je me suis arrêté quelques jours à Ploërmel, chez une vieille tante, une tante à héritage... une tante que je soigne.
MADAME DE KEBKABIOU.
Elle est malade?
KEBNEVEL.
Maladel ma tante?... elle s'en garderait bien... elle se cramponne à la vie avec un entêtement... breton I Quand je dis que je la soigne, je cultive la succession... c'est si lent à fructifier; aussi je vais me livrer, avec suite, à cette culture ; car je viens me fixer en Bretagne.
MADAME DE KEBKABIOU.
Ah!
KBBNEVEL.
Je viens chercher dans notre poétique Armorique un cœur neuf, des charmes que le gaz n'ait pas flé-
tris, (m tournant yen Joeelynê) UHO COmpagne, enfin, dont
rame bretonne comprenne mon cœur de...
Il cherche une expression.
JOCBLYNE, gaiement.
De Breton.
MADAME DE KEEKABIOU.
Vous trouverez cela.
KERNBVBL.
Cet encouragement m'est précieux.
MADAME DE KEBKABIOU.
Vous avez donc fini vos études?
EEBNEYEL, avec satisfaction.
Oui, Madame; j'ai mon diplôme d'avocat!
JOOELTKE, railleuse.
Déjà?
KBBNÊVIIL.
Comment déjà ! mais, Mademoiselle, voilà vingt et un ans que j'étudie le droit.
JOCELYNE, ironiquement et se levant.
Le fait est que vingt et un ans d'étude... vous devez être bien fort?
KEBNEVEL, à part.
Au billard surtout. (Haut.) Vous comprenez que quand on s'est occupé spécialement d'une chose pendant tant d'années... (s'oubiiant.) Dernièrement, dans un concours public, j'ai battu à plate couture un de mes condisciples, qui passe cependant pour un malin.
MADAME DE KEBKABIOU.
C'est joli, cela.
KEBNEVEL.
Et je lui rendais trois points !
JOOELTKB, TiTement.
Comment, trois points ?
KERNEYEL, se reprenant.
Des points de droit... que nous discutions.
MADAME DE KERKABIOU.
Ce doit être bien aride.
KERNEVBL.
Mais non ; cette vie occupée ne manque pas d'agrément.