‹ Théâtre choisi de F.-A. DuvertChapitre 182 sur 197 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Madame DURANDIN, ROSE.

BOSE

Ah ! Madame I je suis t'y contente de vous voir revenue,

MADAME DITBANDIN.

Mais vous avez été bien longtemps à m'ouvrir.

BOSE

Ah ! Madame, c'est que quand je suis comme ça

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toute seule à la maison, je barricade toutes les portes, je suis peureuse... et il y a tant de mauvais sujets.

MADAME DUBANDIN.

Comment? un déjeuner servi?...

BOSE

Oui, Madame.

MADAME DUBANDIK.

Je le vois bien.

BOSE , avec embarras. ^

Ah ! c^est que samedi , quand madame est partie, monsieur m'a dit comme ça que monsieur et madame ne reviendraient que ce soir.

MADAME DUBANDIN.

Et c'est pour cela que vous avez préparé le déjeuner.

BOSE

Oh! non, Madame... mais monsieur m'a dit:

« Vous pouvez sortir lundi, mais pour le cas où je reviendrais, vous aurez soin de disposer une volaille froide. »

MADAME DUBAKDIN.

Ah I et alors vous avez fait une omelette ?

BOSE

C'est que... je l'aime, et alors...

MADAME DITBANDIN.

Je ne vous gronde pas pour cela.

BOSE

Madame est bien bonne... Si madame veut passer dans sa chambre.

MADAME DUBANDIN.

C'est inutile, je ne changerai pas de toilette au-

jourd'hui... Préparez mon chocolat, je déjeunerai ici.

BOSE, à part.

Ah ! sainte Vierge ! et ce pauvre Cotillard qui drogue là-dedans!... Comment le faire sortir?... (Haut.) Dans Tinstant, Madame. (En sortant.) Ahl les maîtres! les maîtres!... rentrer comme ça sans prévenir... si ça n'est pas une indignité I... Pauvre chat I

Elle sort.

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