‹ Théâtre choisi de F.-A. DuvertChapitre 53 sur 197 · SCÈNE III MALAGA, MOLLEFFO · texte numérisé non relu

SCÈNE III MALAGA, MOLLEFFO

Ah! qu'une pauvre femme!...

MOLLEFFO, entrant d'un air farieux.

A bas le monologue !

MALÂGA, jetant un cri.

A part.

Ah ! vous m'avez fait peur. Je l'ai pris pour un dogue.

Haut. •

Quoi ! plus de gras de jambe!

MOLLEFFO, d'une voix sombre. .

Ah! mon cœur est aigri; Vous en voyez l'effet! mes mollets ont maigri, Réduits par le chagrin (et j'ai honte à le dire) Au format révoltant de deux bâtons de cire A cacheter.

MALAGA, pleurant.

Hélas! Quel malheur!

MOLLEFFO.

Être abject !

MALAGA, à part.

Mais qu'a-t-il donc?

MOLLEFFO.

Je viens vous manquer de respect.

Ah! tu l'aimais donc bien, dis-moi, ta Castorine?

MOLLEFFO.

Si je Faîmais! autant que je vous abomiae ;

Je l'aimais comme un pauvre aime un morceau de pain.

Et vous, je ne peux pas vous sentir.

MALAGA, avec mépris.

Galopin!...

MOLLEFFO.

Je Taimais, je Taimais comme une cuisse d'oie, Gomme un poulet sauté, comme un pâté de foie Gras. .

Ah! tu raimaîsdonc?ettu ne m'aimais pas...

Eh bien! oui, c'est par moi qu'elle a sauté le pas.

MOLLEFFO, à part.

Elle le dit... très-bien ! elle le dit sans rire ! On ne me dira pas que je le lui fais dire.

Oui, c'est moi qui, sans crainte..». ,

MOLLEFFO.

Eh bien ?

Hier, mardi.

Lui fis prendre un bouillon d'une heure avant midi. Ahl

MOLLEFFO.

Ahl

Ah!

MOLLEFFO.

Ah ! très-bien ! enchanté de l'apprendre.

Vous jouez ce jeu-là, nous pouvons nous entendre. Vous avez dit tantôt : Moi, j'en ai du poison...

Après?

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