IV
i46 UN DOCTEUR EN HERBE.
PAMÉLA
Comme vous voudrez; chacun son goût... mais vous avez tort.
DEBBIGNY, sévèrement.
Mademoiselle... je vous prie d'y ajouter quelques millimètres l
PAMÉLA
Ne vous fâchez pas... je la ferai montante jusqu'au bout du nez... qu'est-ce que ça me fait ?
Am: De sommeiller encor, ma chère*
Du bon goût, je n* suis pas Tenn'mie, Mais ça m'est bien égal, ma foi !
En B*env']oppant comme un' momie, Mam'zelle y perdra plus que moi ; Je respect' vos scrupuPs barbares, Mais je tiens à mes opinions; Et je déteste les arares Qui eaehent leurs napoléons.
Elle remonte.
DERBIGNY.
Eh bien ! et Pauline? tu ne lui souhaites pas le bonjour?
isinoBË.
Si, mon papa...
PAULI17E, qui a redescendu la scène, et d'uo ton railleur.
Oh ! moi, j'ai l'habitude d'être oubliée d'Isidore... Il me traite en ami... Je ne compte pas.
ISIDOBE, allant à Pauline.
Bonjour, Pauline... (Regardant p»méia.) Elle est encore mieux de près»
PAMÉLA, à pwU
Qu'est-ce qu'il a donc à me regarder» ce petit ? (Haut.) Et cette robe, Mademoiselle?
PAULDirE.
Là, dans ma chambre.
PAXÉLA.
Ça sera fait en deux temps... J'ai laissé de Tétoffe en dedans.
Elle entre dans la chambre de droite, troisiènie plan. ISIDORE, à part, désolé.
Oh!... elle s'en va!...
DERBIGNY.
Ah ! ça, avant de retourner à Briare, nous avons quelques emplettes à faire, offre ton bras à Pauline.
(Bas, en passant derrière loi.) Tu feraS ta paix en rOUte.
ISIDORE, embarrassé.
Mon papa... c'est que...
DEBBIGNY.
Quoi encore ?
ISIDORE
C'est demain Texamen.
DERBIGNY.
Ne m'as-tu pas dit que ta composition est faite ?
ISIDORE
Oui, papa, oui... mais on croit être prêt, et puis... il arrive... vous comprenez...
DERBIGNY.
Pas trop !
PAULINE, riant.
Mon Dieu, Isidore, que vous avez Taîr drôle!... Dites donc tout de suite que vous avez besoin de revoir votre travail... nous sortirons bien sans vous... On ne vous en voudra pas...
ISIDORE
Oh ! merci, mademoiselle Pauline !
PAULINE
Il n'y a pas de quoi, allez !
DERBIGNY.
Que ne le disais-tu?... le devoir avant tout.
Il donne le bras à Pauline.
AïKde Lucie de Lamermoor,
I Allons, courage, et persévère ; Sois bien attentif, et demain, Avec succès, oui, je Tespère, Tu passeras ton examen.
ISIDOBE.
Je tremble et je me désespère, Quand je songe que c^est demain ENSEMBLE. [ Que, devant un juge sévère,
Je dois passer mon examen.
PAULINE
Je vois ce qui le désespère, Quand je songe que c'est demain Que, devant un juge sévère, Il doit passer son examen.
Derbigny et Pauline sortent. Isidore les reconduit jusqu'au fond.