SCENE XIII
PAULINE, ISIDORE, LAMBERT, DERBIGN Y, «n a^éii au /owd.
PAULINE, sortant de sa chambre et apportant un petit carton qu'elle va
poser Eur la table à gauche.
Mon ami, mon ami, la voiture est en bas, on vient d'emporter nos malles.
DEBBIGNY, regardant Isidore.
Déjà?
ISIDORE, i part.
A présent, ça me fait de la. peine de les voir partir. — Mademoiselle, oserai-je vous offrir?...
PAULINE
Ahî la jolie broche; merci, monsieur Isidore.
ISIDORE
Gardez-la en souvenir de moi... C'est papa qui l'a achetée pour que je vous la donne.
DERBIGNY, descendaot entre Isidore et Lambert tout en mettant
son paletot.
Monsieur Lambert, vous êtes de bon conseil... Permettez moi de vous recommander cet enfant-là.
LAMBERT
Vous le reverrez homme, j'en réponds.
DBBBIGNY, à Lambert.
Et si un jour la vie parisienne vous lassait, et qu'il
VOUS convînt de vous créer une bonne clientèle en province, rappelez-vous que vous avez à Briare (car vous êtes notre compatriote... Briare est votre patrie, comme c'est la nôtre)... rappelez-vous que vou? y avez de bons amis, qui seront charmés d'employer leur crédit à vous être agréables.
Fendant ce qui précède, Lambert a aidé Derbigny à mettre son paletot
et a passé à gauche.
PAULINE, d'un ton gracieux.
Moi, d'abord, j'en parlerai à mon père.
LAMBERT
Croyez, mademoiselle, que le désir de me rapprocher d'une aussi aimable personne... (u saioe.^ Ne
vous dérangez pas. (a part, en rentrant chez lui.) Elle CSt
charmante.
DERBIGNY, à Isidore.
Allons, suis bien mes conseils, et surtout, évite les mauvaises connaissances !
ISIDORE
Oh ! oui, papa.
Air : De votre offir* mon âme est blessée, DERBIGNY.
Adieu, garçon ! que le destin prospère
Veille ici sur ton avenir!
Oui, nous partons, mais bientôt, je l'espère,
Le sort pourra nous réunir.
. Adieu! adieu!
ENSEMBLE
• ISIDORK.
Comptez sur moi, je tAch*rai d' vous complaire.
Vous que je ne puis trop chérir.
Adieu, papa, que le destin prospère Puisse bientôt nous réunir!
Adieu 1 adieu I IV. l&
PAULINE
Partons ! je dois obéir à mon père ;
Mais, n'importe, pour l'avenir, D'une amitié qui doit m'être bien chère,
J'emporte un Joti souvenir.
Adieu ! adieu!
Isidore les recondait jusqu'au fond, baise la main de Pauline et embrasse son père avec émotion. Pauline et Derbigoy sortent.