‹ Théâtre choisi de J. de Rotrou (volume 2)Chapitre 53 sur 183 · D. LOPE, L'INFANTE · texte numérisé non relu

D. LOPE, L'INFANTE

D. LopE.

Une fois déclaré, le sort nous rit tousjours. Voicy l'Infante, Amour, j'implore ton secours. Je tremble à vostre approche, et mon respect. Madame, Avec touts ses efforts veut retenir ma flame; Mais ma flame, plus forte enfin que mon respect, M'expose à soustenir vostre adorable aspect; A Pardeur de vos feux mon ame accoustumée Sçait qu'elle ne peut plus en estre consommée ; Son repos se rencontre en son embrazement, Et ce qui la détruit devient son aliment; Quoy que par ma naissance, à la vostre inégale. Mon espoir s'eslevant aussi-tost se ravale, Et que je semble prendre un vol trop arrogant...

L'Infante^ étonnée.

O Dieu ! que veut ce fol et cet extravagant?

D. LopE.

Vos propres mains. Madame, ont avoué l'audace De ce feu qui chez vous rencontre tant de glace, Et m'ont fait espérer quand vos yeux m'ont blessé.

L'Infante.

Qu'entends-je ! hola! quelqu'un, chassez cet insensé.

8o DOM BERNARD DE CABRERE

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