‹ Théâtre choisi de J. de RotrouChapitre 13 sur 186 · ROTROU XXV · texte numérisé non relu

ROTROU XXV

le titre de Calpede n^existe plus. Ce n'est pas, d'ailleurs, la seule pièce de Kotrou qui se soit perdue, si nous en croyons une liste publiée dans /'Histoire du THEATRE FRANÇAIS par ks frcres Parfait. Déjà, de leur temps, on ne connaissait que par les titres : Lisimène, Don Alvar de Lune, Florante, les Dédains amoureux. Quant à la Thébaïde, dont le nom. figure aussi sur la même liste, on doit y reconnaître probablement, sous un autre titre, la même pièce que /'Antigone.

C'est sans doute à cette époque de la vie de Kotrou qu'il faut placer sa passion pour le jeu et les anecdotes qui s'y rapportent. La plus connue de ces anecdotes regarde le moyen assez original qu'il avait trouvé de se faire des économies. Il jetait, dit-on, dans les fagots de son bûcher, l'argent qu'il avait gagné, soit au jeu, soit par la représentation de ses pièces, et il devait l'y rechercher péniblement quand il en avait besoin ; c'était sa caisse d'épargne. L'autre anecdote nous montre Kotrou sur le point d'être emprisonné pour dettes et délivré de ce péril par la représentation d'une de ses pièces, de Venceslas, dit-on • mais, si l'anecdote est vraie, elle doit être antérieure à 1647; car, à cette époque, Kotrou, marié et fonctionnaire public, habitait sa ville natale, où il n'a pu courir une telle aventure, si tant est que les dissipations et les erreurs de sa jeunesse l'aient jamais réduit à cette extrémité.

Quoi qu'il en soit, on peut admettre qu'avant de se retirer dans sa ville natale et d'y remplir les fonctions dans lesquelles il mourut, Kotrou menait à Paris la vie des

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