ACTE I, SCENE IL
Le Page.
L'empereur, qui m'envoje, Sur mes pas avec vous vient partager sa joye.
Valérie.
Quelle ?
Le Page.
L*ignorez-vous? Maximin, de retour Des pais reculez où se levé le jour, De leurs rebellions, par son bras étoufées, Aux pieds de l'empereur apporte les trofées, Et de là se dispose à l'honneur de vous voir.
(// s'en va.)
Camille.
Sa valeur vous oblige à le bien recevoir.
Ne luy retenez pas le fruit de sa victoire;
Le plus grand des larcins est celuy de la gloire.
Valérie.
Mon esprit, agité d'un secret mouvement.
De cette émotion chérit le sentiment;
Et cet heur inconnu, qui flate ma pensée,
Dissipe ma frayeur et l'a presque effacée;
Laissons nostre conduitte à la bonté des dieux.
O Ciel ! qu'undoux travail m'en tre au cœurparlesyeux!
{Voyant Maximin.)