‹ Théâtre choisi de J. de RotrouChapitre 154 sur 186 · NATALIE, FLAVIE, ADRIAN LE GEOLIER · texte numérisé non relu

NATALIE, FLAVIE, ADRIAN LE GEOLIER

Natalie.

O nouvelle trop vraye ! est-ce là mon espoux?

Flavie.

Nostre dernier espoir ne consiste qu'en vous; Rendez-le-nous à vous, à César, à luy-méme.

Natalie.

Si l'effet n'en dépend que d'un désir extrême

Flavie.

Je vais faire espérer cet heureux changement ; Voyez-le.

[Flavie s'en va avec les gardes, et le geôlier se retire.]

Adrian.

Tais-toy, femme, et m'écoute un moment.

Par l'usage des gents et par les loix romaines, La demeure, les biens, les délices, les peines, Tout espoir, tout profit, tout humain interest, Doivent estre communs à qui la couche l'est; Mais que, comme la vie et comme la fortune, Leur créance toujours leur doive estre commune, D'étendre jusqu'aux dieux cette communauté, Aucun droict n'établit cette nécessité.

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