SCENE DERNIERE hercule descendant du ciel
Hercule.
Admis dans le céleste rang, Je fais à la pitié céder la jalousie, Ma soif esteinte d'ambrosie Ne vous demande plus de sang.
Qu'Arcas ait l'object de ses vœux, Qu'au sein de sa maistresse il termine ses peines Et ne porte plus d'autres chaisnei Que de celles de ses cheveux.
[A Alcmene.) Vous, vivante source de pleurs,
■jA HERCULE MOURANT.
Qui m'avez honoré d'une amitié si tendre, Consolez vous, et sur ma cendre Ne respandez plus que des fleurs.
Que tous les peuples de ce lieu Eslevent sur ce mont des autels à ma gloire, Et qu'ils conservent la mémoire De la mort qui m'a fait un dieu.
(// remonte au ciel.) Alcmene.
Dompteur de l'univers, rare honneur de ces lieux, Quoy ! desja ta clarté se dérobe à nos yeux ! Arreste un seul instant... Mais en vain je l'appelle. Léger il se redonne à la trouppe immortelle. O divin accident! rompons, rompons ces fers, Qu'Arcas prenne le prix des maux qu'il a soufferts. Et que par les douceurs d'un heureux hymenée De ce couple d'amans la peine soit bornée.
lOLE.
O céleste advanture ! ô glorieux héros ! Qui dessus son débris restablit son repos. Madame, pardonnez la plainte injurieuse D'un esclave innocent et d'une mal-heureuse. Que ce fils glorieux vous comble de plaisirs Et rende vostre gloire égalle à vos désirs.
Arcas, délivré.
Que ce cœur et ce bras soient vostres sans reserve. Et ne me conservez qu'afin que je vous serve.
LUSCINDE
O bon-heur sans pareil!
Philoctete.
O favorable sort,