‹ Théatre choisi de L.-B. PicardChapitre 116 sur 426 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

CRÉPON, nAMMESCHI, MARASCHINI, DURVILLE,

DËLORME.

DURVILLB.

Prières inutiles, monsieur Delorme; j*en suis désespéré.

DBLOaifB.

Mais, monsieur, les perles nombreuses que je viens d'essuyer...

DURVOiLE.

Eh I mais, monjsieur, dans le commerce on doit prévoir les pertes. Vous êtes venu vous établir dans ma maison, je vous ai loué un très joli appartement au second, je vous ai aidé de ma bourse, de mon crédit. Aujourd'hui, votre effet est dans les mains de mon huissier, et j'ai pour principe de ne jamais entraver ses opérations. {A Ma-

raschirti et ù Fiammcschi,) Ah! messieurs, je VOUS

salue; je suis à vous dans l'instant. {A Delorme.) Il y a sentence et même prise de corps contre vous;

C*est à vous d'empêcher... {A Maraschini et ù Piam-

meschi.) Eh bien! messieurs, notre fête de ce soir sera-t-elle brillante?

FIAMMESCHI.

Très brillante, monsieur Durville.

DELORUE.

Je ne rougis pas d'insister. Il s'agit de sauver ma pauvre fille. La faillite du banquier Dorval, qui m'emporte vingt mille francs, un cautionnement indiscrètement signé pour un homme dont la fortune me paraissait assurée, voilà les causes de mon malheur. Pour une modique somme res<terez-vous seul imi)itoyable? Je vous paierai, monsieur; je paierai tous mes créanciers. J'ai un ami, un ami respectable, négociant à Marseille, le parrain de ma fille; il ne m'a jamais rien promis^ mais il a toujours fait pour moi plus que je ne lui ai demandé. Je lui ai écrit, et j'espère...

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