AUGUSTE, MADEMOISELLE DELORMË, MADAME DURVILLE
MADAME DURVILLK, très parée,
Ahl VOUS voilà, Auguste; je vous cherche partout. Vous avez du ^oût, je le sais; dites, ne suis-je pas mise à ravir?
AUGUSTE
Ma tante, c'est mademoiselle Delorme.
MADAME DURVILLE
Mademoiselle Delorme? Eh, bonjour, ma chère voisine. Vous qui vous y coQuaissez, n'est-il pas vrai que ce bonnet-là me va à ravir ?
MADEMOISELLE DELORME
Madame...
MADAME DURVILLE
Et cette robe, n'est-elle pas du dernier goût? En vérité, M. Crépon s'est surpassé aujourd'hui.
AUGUSTE
Ma tante...
MADAME DURVILLE
Je n'ai pas voulu mettre mes diamants, parce que la simplicité sied toujours mieux quand on est chez soi. Qu'en pensez-vous?
MADEMOISELLE DBLORMB.
Madame, je suis descendue exprès pour vous prier...
MADAME DURVILLE
Je me fais une idée délicieuse de noire fête de ce soir; nous n'aurons jamais eu tant de monde : six ti^bles de bouiilote dans le grand salon, et l'ou dansera dans la galerie. Mais concevez-vous le caprice de M. Durville, qui voulait remettre la fête? En vérité^ cet homme-là ne sait ce qu'il veut. £hl