‹ Théatre choisi de L.-B. PicardChapitre 128 sur 426 · AUGUSTE, MADEMOISELLE DELORMË, MADAME DURVILLE · texte numérisé non relu

AUGUSTE, MADEMOISELLE DELORMË, MADAME DURVILLE

MADAME DURVILLK, très parée,

Ahl VOUS voilà, Auguste; je vous cherche partout. Vous avez du ^oût, je le sais; dites, ne suis-je pas mise à ravir?

AUGUSTE

Ma tante, c'est mademoiselle Delorme.

MADAME DURVILLE

Mademoiselle Delorme? Eh, bonjour, ma chère voisine. Vous qui vous y coQuaissez, n'est-il pas vrai que ce bonnet-là me va à ravir ?

MADEMOISELLE DELORME

Madame...

MADAME DURVILLE

Et cette robe, n'est-elle pas du dernier goût? En vérité, M. Crépon s'est surpassé aujourd'hui.

AUGUSTE

Ma tante...

MADAME DURVILLE

Je n'ai pas voulu mettre mes diamants, parce que la simplicité sied toujours mieux quand on est chez soi. Qu'en pensez-vous?

MADEMOISELLE DBLORMB.

Madame, je suis descendue exprès pour vous prier...

MADAME DURVILLE

Je me fais une idée délicieuse de noire fête de ce soir; nous n'aurons jamais eu tant de monde : six ti^bles de bouiilote dans le grand salon, et l'ou dansera dans la galerie. Mais concevez-vous le caprice de M. Durville, qui voulait remettre la fête? En vérité^ cet homme-là ne sait ce qu'il veut. £hl

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