ACTE III, SCÂNB VUI
FRANYAL.
le n'en doute pas. Par conséquent il sera facile de suivre la trace des cinquante mille francs que vous avez touchés en mon nom. Les paiements que vous avez faits sont authentiques et clairs.
Monsieur, mon homme d'affaires doit être ici à une heure ; il vous rendra tous les comptes que vous désirez.
DUHAUTGOURS.
Je prie monsieur de considérer que c'est à la masse que le compte doit être présenté, et c[ue s'il fallait rendre raison à chacun en particulier, on n'en finirait pas. Gomme disait M. Durville, nous avons une assemblée de créanciers à une heure,
FRANYAL.
A mon tour, monsieur, je vous dirai que je n*ai pas besoin des observations d'un inconnu.
DUHAUTGOURS.
Je ne suis pas un inconnu ; je suis l'agent de monsieur, et de plus son créancier comme vous.
FRANVAL
Son créancier 1 Et c'est vous qui le justifiez !
DUHAUTGOURS.
C'est qu'avant tout je suis son ami ; c'est que je crois à ses malheurs, comme à sa probité, et que
I''ai pris l'habitude de me regarder comme très leureux quaod je peux, dans un moment comme celui-ci, sauver un quart ou un cinquième de mes fonds.
FRANVAL
Je vous félicite, monsieur, de faire des opérations assez avantageuses pour y perdre impunément les trois quarts de vos avances ; mais moi, qui n'ai pas encore pris cette habitude-là...