‹ Théatre choisi de L.-B. PicardChapitre 251 sur 426 · DOI^VILÉ, MADAME DE SAINT-PHAR, VAL6ERG · texte numérisé non relu

DOI^VILÉ, MADAME DE SAINT-PHAR, VAL6ERG

MARCELIN

MARCBLIK.

C'est bon, c'est bon; j'ai le temps de: voir le reste.

DORVILB.

J'allais au-devant de vous, monsieur*

MARCKLIN.

Eh! non; ne vous dérangez pas. C'est joli, fort joli ; seulement l'entrée un peu mesquiOied Oh I c'est tout simple, vous n'aviez pas une fortune assez considérable. Mais qu'est-ce que c'est, mon cher Dorvilé? j'ai vu de grands apprêts; vous attendiez du monde à dîner, àce qu il me parait; le repas fait partie du marché, n'est-ce pas? Permettez que je prie madame de vouloir bien en ■faire les honneurs, et que je vous invite vous et vos amis.

ACTK II, 8GÂNK 1. »S3

MADAME DE SAINT-PHAR

' H est Yraiment aimable.

VALBBR6.

Très aimable. Monsieur, c'est an honneur que je sais apprécier.

MARCELIN

: Monsieur fait-il aussi partie du marché ?

YALBERG.

Pas précisément; je suis un ami du château.

DORVILÉ.

C'est M. Valberg, receveur de l'enregistrement de la ville voisine, qui venait me demander à dîner.

MARCELIN

Eh bien I monsieur...

VAr^ERG.

Oui, monsieur, un homme pénétré de la douleur du cher Dorvilé, et ravi en même temps que la fortune sourie à une personne aussi intéressante; car les belles âmes se devinent, et du premier coupd'œil je me sens porté par le sentiment...

MARCELIN

Ah! monsieur; il ne s'agit pas de sentiment, mais d'appétit, et je me fais un vrai plaisir... Ahl cousin Ducoudraj, comme votre fortune me vaut des amis !

VALBERG

Ducoudray, dites-vous?

MARCELIN

Le cousin dont j'hérite.

VALBBR6.

Attendez donc, je mêle rappelle, j'ai eu le plaisir de le voir; je connais tout le monde, moi : un très gaUnt homme I Et il est mort! Parbleu je me félicite de retrouver un de ses parents...

MARCELIN

C'est moi, monsieur, qui suis enchanté... Comme je vous disais, mon cher Dorvilé, l'entrée est mesquine.

VALBERG

'. G'«8t ce que je vous ai toujours reproché,

MAROEUN.

C'est surtout cette boutique d'écrivain qui nui( à ),'Dnsémble.

, 964 ,IiK8 MARIONNETTES.

VALBERG

Ah I le cher Dorvilé 5e serait fait un scrupule de vous déplacer.

: DjORVILB,

Parbleu!

MARCELIN

Oh! oui, il avait pour moi des égards; mais moi je rachèterai le droit de la commune, et je médite déjà un plan de nouvelle construction.

VALBERG

Oui, on peut donner à l'avenue uno tournure mélancolique et champêtre. Permettez que je ni'établisse votre architecte; nous avons quelque goût, quelque teinture de beaux-arts.

DORVILÉ.

C'est un homme universel que ce cher Yalberg.

MARCELIN

Ëh bien ! monsieur, nous causerons , nous ver- . rons ; et puis ce n'est pas tout , mon nouvel ami ; .vous habitez la ville voisine; je vous en prie, . dites à tout le monde qu'on vienne me voir, qu'on

sera bien reçu : je ne veux pas qu'on s'aperçoive

que le château a changé de maître.

VALBERG

C'est tout ce que je demande, monsieur; il est déjà si cruel de perdre un voisin, un ami comme M. Dorvilé.

MARCELIN

Mais vous ne le perdrez pas; il viendra passer

Suelque lemps chez moi avec son aimable sœur, r ça, maintenant c'est M. Léonard qui nous manque.

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