‹ Théatre choisi de L.-B. PicardChapitre 264 sur 426 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

DORVILÉ, MADAME DE SAINT-PHAR, MARCELIN, YALBERG, GÉLESTINE, GEORGETTE, parée.

6B0R6STTB.

Me YOÎCi.

MADAMB DE SAINT-PHAR

Georgette!

DORVILÉ.

Il ne manquait plus qu'elle.

MARCBUN.

Allons, en voilà une troisième.

C'est bien heui^eux qu'on puisse vous voir. Je devrais vous gronder; depuis la nouvelle de votre héritage, n'avoir pas été plus inquiet de moi I Je vous pardonne, je suis si joyeuse. Mais regardezmoi donc, mon cousin.

GÉLESTINE.

Qu'est-ce que c'est donc que cette petite effrontée?

VALBERG

C'est votre parente, à ce qu'il parait?

MARCELIN

Fort éloignée.

VALBERG

N'importe. Mademoiselle, voulez-vous bien permettre...

Votre servante, mon parrain. Eh bieni direzvous encore que Marcelin n'est pas assez riche pour moi, que je suis faite pour trouver beaucoup

mieux?

MADAME DE SAINT-PHAR»

Non, sans doute«

VALBERG, à Marcelin,

Qu'est-ce qu'elle dit donc?

MARCELIN, à Valberg,

J'étais sur le point de l'épouser.

VALBERG, à Marcelin,

Mais c'est une paysanne.

MARCBUN, à Valberg,

Eh! mon Dieu oui; mais que voulez-vous.

GE0R6BTTS.

Je n'oublierai jamais vos bontés, mon parrain, ni celles de madame ; une fois la femme de Marcelin, je veux qu'il vous aide de son crédit, que sa. fortune lui serve à réparer la vôtre. Je n'aurai pas besoin de le presser, il a si bon cœur!

MADAME DE SAINT-PHAR

Mille &;râces de vos intentions généreuses! mademoiselle. '

DORVILÉ, à part.

C'est une bonne fille, au fond.

Voyez-vous? mon cousin; c'est un jour de fête aujourd'hui, et je me suis parée.

DORVILÉ.

Mais dites-moi donc, Georgette, ma filleule : est-ce que vous perdez la tête? comment avez-vous pu conserver l'espoir d'épouser encore M. Marcelin?

CÉLESTINR.

En effet, c'est d'un orgueil... Vous vous oubliez, ma petite.

Ck)mment, je m'oublie! Ah I je vois ce que c'est : vous le jugez d'après vous; mais je suis sûre de lui; les richesses ne le corrompront pas; il les méprisait tant quand il était pauvre. Et tous ses beaux discours sur la force de ses principes, sur son amour pour moi!... Répondez-leur donc, mon cousin, je vous en prie; aites-leur que vous m'aimez toujours.

MARGEUN.

Oui, sans doute, ma chère cousine. {A part,) En ' effet, je ne peux pas me dispenser... {Haut.) Vous m'avez bien jugé, et mon cœur... {A pan,) C'est fort embarrassant.

Là, vous l'entendez, messieurs et mesdames. Or çà, mon cousin, mon père et M. Léonard vont venir.

MARCELIN

Ah ! oui. M. Léonard doit m'apporter le portefeuille de la succession ; j'ai des comptes, des quittances à signer.

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