QUATUOR
LE COCHER
On m*a de ce billet Cbargé pour votre abbesse; Et je vais, s'il vous plaît, Le rendre à son adresse.
Grégoire;.
N'allez pas réveiller Notre supérieure; Monsieur, pour lui parler, Choisissez une autre heure.
LE COCHER
Pour attendre suis-je donc fait?
Va-t'en réveiller tes béguines.
GRÉGOIRE
Parlez mieux^es Yisitandines.
Point d'insolence, s'il vous plaît.
Si je suis doux de ma nature, Sachez que je ne souffre pas Qu'on leur fasse la moindre injure, Ou qu'on apprend ce que pèse mon bras.
LE COCHER
Je suis fort doux de ma nature.
Cependant je ne souffre pas
Qiron me fasse la moindre injure, Ou Ton apprend ce que pèse mon bras.
BELFORT, FRONTIN, -s'avancant et parlant^ tun à Grégoire et fauîre au cocher.
Eh I messieurs, messieurs, quel tapage !
Plus que lui, monsieur, soyez sage.
D'un nommé ivre on doit tout souffrir.
Il a tant bu, qu'à peine il peut se soutenir. GRÉGOIRE, LE COCHER^ sc moquant Vun de Vautre, 11 a tant bu, qu'à peme il peut se soutenir. Allez, mon pauvre ami, si vous n'étiez pas ivre^
Je vous aurais appris à vivre ;
Mais passez-moi votre chemin,
J'ai toujours respecté le vin.
BELFORT, FRONTIN. •
Comme moi, de la tempérance, Monsieur fait un grand cas, à ce qu'il me parait^. Si monsieur le voulait, .
Au prochain cabaret Nous pourrions faire conhaissancè. - «