‹ Théatre choisi de L.-B. PicardChapitre 329 sur 426 · SCÈNE IV PHIUBERT aîné, COMTOIS, UN TRAITEUR · texte numérisé non relu

SCÈNE IV PHIUBERT aîné, COMTOIS, UN TRAITEUR

LE TRAITEUR

Pourvu qu'il y ait un numéro neuf dans cette rue. Le voilà. (// s'approche de la maison de Fhiliben,)

Ab 1 ma femme, cela tombe- t-îl sous le sens? faire crédit à un inconnu, ne pas exiger de gagel Ohl elle est compatissante pour les jeunes gens.

COMTOIS, au moment où le traiteur va frapper à la porte.

Monsieur demande quelqu'un dans cette maison?

LE TRAITEUR

Oui : M, Philibert.

PHILIBERT AInB.

G*est moi.

LE TRAITEUR

Ah! Dieu merci, je tremblais qu'on ne m'eût fait un mensonge. {A Philibert atné,) Parbleu, monsieur, puisque vous déménagiez, il me semble que vous auriez aussi bien fait de donner à ma femme votre nouvelle adresse, sans me faire courir à cette rue des Trois-Frères, où Ton m'a dit que vous demeuriez ici.

PHILIBERT AtNÉ.

Enfin, monsieur, que me voulez-vous?

LE TRAITEUR

Pardon, si je vous dérange. Gomme c'est aujourd'hui mon jour de recouvrements...

COMTOIS

Comment, votre jour de recouvrements?

LE TRAITEUR

Je suis un. des traiteurs de l'allée des Veuves, aux Champs-Elysées. C'est pour ce petit repas que monsieur est venu faire hier au soir chez moi, et dont il a été si content.

PHILIBERT AÎNÉ

Moi, monsieur, j'ai soupe chez vous hier au soir!

LE TRAITEUR

Oui, monsieur, avec deux dames et un de vos amis.

Qu'est-ce que vous dites?

LE TRAITEUR

Je dis, que par malheur j'étais absent, mais que je suis rentré un moment après le départ de monsieur et de sa compagnie, et que ma femme m'a raconté tout ce qui s'était passé.

COMTOIS

Allez, allez, l'ami, mon maître ne soupe pas chez les traiteurs.

Page 1