ACTE I, 8CâN£ IV. iôl
me pressez, et tout cela pour nous établir dans un quartier perdu, entre les Invalides et la rue de Babylone.
PHILIBERT AtN£.
Ah! mon ami, moo cher Comtois, c'est le plus beau quartier de Paris pour moi.
COMTOIS
Je sais. (Montrant la maison deDuparc.) C'est là que
demeure la jeune personne qui depuis un mois vous tourne la tête. Aussi votre déménagement a été si prompt, qu'on eût dit d'ua homme qui craint une saisie de créanciers ; et, grâce au ciel, nous marchons tête levée, nous ne devons rieo. Mais, monsieur, mon attachement pour vous, et la confiance dont vous m'honorez, m'autorisent à vous parler librement. Si, comme vous me l'avez dit, cette jeune Sophie est jolie, riche, d'une famille estimable et estimée, pourquoi n'en pas faire la demande?
PHILIBERT AbxÉ,
Je n'ose... Paraltrai-je à ses parents un parti assez avantageux?
Allons donc; un jeune homme aimable, instruit, bien fait, attaché au ministère des affaires étrangères, ayant déjà été honoré d'une mission dans le Levant, jouissant d'une excellente réputation, et la méritant, ce qui est plus rare? Rendez-vous justice, mon cher maître; quelle différence entre vous et monsieur votre frère, le mauvais sujet?
PHILIBERT aInë.
Comtois, je vous ai défendu de mal parler de mon frère.
COMTOIS
Ma foi, monsieur, je lui donne le nom qu'il se donne lui-même dans ses moments de franchise.