‹ Théatre choisi de L.-B. PicardChapitre 335 sur 426 · SCÈNE VIII GLAIRVILLE i DUPARG, MADAME DERVIGNY · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII GLAIRVILLE i DUPARG, MADAME DERVIGNY

MADAME DERVIGNY

Goncevez-ypus ma petite-fille qui n'est pas encore prête I

DUPARG.

n n'jra pas de mal. Glair ville ne part pas avec tous; ir viendra de son côté. Mais il me parlait d'une affaire bien importaote. Il a reçu tout à l'heure la coDÛdence d'un jeune homme très con- Tenable pour la place et pour ma fille,

GLAIRVILLE.

C'est-à-dire, que je le crois; mais je n'assure rien.

MADAME DERVIGNY

En vérité? Qu'est-ce que ce jeune homme? Est-il aimable, de bon ton, bien fait, riche? Ah! que je serais contente I Parlez, mon cher Clairville ; mais parlez donc.

GLAIRVILLE.

Eh bien! il peut avoir vingt-sept à vingthuit ans.

MADAME DERVIGNY

Bon ! ni trop vieux ni trop jeune.

GLAIRVILLE.

Il est attaché au ministère def affaires étrangères.

DUPARG.

Donc, il conviendrait à M. le duc.

GLAIRVILLE.

Il a rempli pendant quatre ans des fonctions importantes, dans je ne sais quelle légation.

MADàME DERVIGNY.

Si un jour il était nommé secrétaire d'ambassade.

DUPARG , en riant,

Ahl oui, ambassadeur.

GLAIRVILLE.

Je l'ai connu chez M. Forlis, le banquier; et vraiment il ne tiendrait qu'à lui d'épouser la petite Forlis; car il platt beaucoup au père et à la fille.

DUPARG.

Diable I voilà un obstacle.

GLAIRVILLE.

Ne vous effrayez pas; il est passionnément amoureux de votre fille.

MADAME DERVIGNY

Il est amoureux de ma petite-fille ?

GLAIRVILLE.

Sans lui avoir parlé, sans avoir jamais osé lui parler. Voilà ce qu'il vient de me confier.

MADAME DERVIGNY

n se nomme?

GLAIRVILLE.

Philibert.

Page 1