SCÈNE X
PHIUBERT aîné , CLAIRVILLE.
PHILIBERT AINE, accourant.
Vous venez de causer avec madame Dervigny, je n'ai pas osé me montrer.
CLAIRVILLE
En deux mots, j'avais refusé de prendre l'initiative; mais le père l'a prise avec moi. 11 me pressait de lui trouver un ieune homme gui fût digne à la fois de sa fille et d'une place majeure dont le duc de Mircour lui permet de disposer. Je lui ai parlé de vous. Il s'est souvenu d'avoir été l'ami de votre père; il voulait vous rendre votre visite, et voilà sa carte que je me suis chargé de vous remettre.
AOTB I, SOiNB XI. 809
PHIUBEBT AÎNÉ, prenant la carte.
Il me rend ma yisite I
GLAIRVaLB.
Attendez donc. Il connaît M. de Préval, M. Derlange, M. Forlis, il est allé chez eux; et si, comme je l'espère, ces braves gens lui font votre éloge, vous allez recevoir une invitation de venir aujourd'hui même diner à sa maison de campagne.
PHILIBERT AtNi.
Aujourd'hui I chez son pèrel avec ellel
CLAiaVILLB.
Attendez donc ; un de ses cousins viendra vous prendre et vous amènera dans son cabriolet.
PHILIBERT aInÉ.
J'en mourrai de joie.
CLAIRVILLB.
Une bonne idée. C'est aujourd'hui la fête du village. Il donne un bal; en attendant l'invitation et le cousin, faites des couplets, une romance, une ronde. Si j'ai le temps, j'y adapterai un air de ma composition. A présent que j'ai commencé, le me fais un point dlionneur d'achever. Je vais brusquer toutes mes affaires pour être plus tôt avec vous. N'oubliez pas des couplets. De l'esprit, du sentiment, quelques traits de génie, voilà tout ce
qu'il faut. (Il sort enfredùnnant,)
PHILraERT AtNÉ, Seul.
Quel ami précieux que ce bon Glairville I Quel honnête homme que ce M. DuparcI Voyons si, en me promenant; je pourrai trouver quelques idées.
(Il tire des tablettes de sa poche,)